Les enfants de plus en plus victimes de violences sexuelles
Un papa de 38 ans croupit actuellement en prison à Beni depuis le mois de juillet dernier pour avoir entretenu des relations sexuelles pendant dix ans avec sa fille, alors âgée de 13 ans.
La fille, devenue majeure et honteuse de ces relations incestueuses avec son bourreau de père, dut porter plainte contre son géniteur qui a été immédiatement mis aux arrêts. Dans la cité de Lubero,une autre fillette de 10 ans a été violée le 25 novembre dernier par un jeune homme de vingt ans. La victime est morte deux jours après. La suite de l’affaire reste inconnue faute de plaignant. Le 8 juillet dernier une enfant de 4 ans a été dépucelée par un adulte de 55 ans. Le bourreau avait commencé par la voie buccale pour terminer par la voie vaginalee. C’est la victime qui avait personnellement dénoncé cette situation auprès de ses parents.Le dossier fut transmis à la police chargée de la protection de l’enfance pour être classé sans suite jusqu’ici…
A Goma, 70% de parents qui se plaignent de viols de leurs enfants accusent de plus en plus ouvertement les instances judiciaires de laisser courir librement les rues des auteurs de violences sexuelles pourtant régulièrement traduits en justice.Beaucoup vont jusqu’à croire facilement que la justice, à cause de sa passivité, favorise la multiplication des cas de violences sexuelles dans la province du Nord- Kivu. En effet, selon un rapport publié par l’antenne provinciale du Nord Kivu de l’UNFPA (fond des nations unies pour la population) il a été constaté qu’au cours du deuxième semestre de l’année 2007 , le nombre des victimes de violences sexuelles est monté de 1362 à 2292 cas soit 60%. D’où il a été demandé aux partenaires de renforcer les capacités techniques des commissions territoriales de lutte contre ces violences afin d’éradiquer ce fléau avant fin 2009 Il sied de noter que la violence sexuelle demeure,dans l’environnement socio-économique du Nord-Kivu,un réel fléau qui ronge au même titre que les guerres à répétition dont l’Est de la Rdc reste toujours le théâtre.
Nul ne l’ignore pourtant,cette pratique entraîne ,entre autres conséquences,la propagation exponentielle des ist et le vih/sida,la dégradation morale et physique de l’individu,les traumatismes affectifs,la stigmatisation sociale et les naissances indésirables.Mais les violences sexuelles ont tendance à devenir une habitude normale dans le mental du congolais. A une certaine époque, la majeure partie des cas de violences sexuelles était commise par des hommes en uniforme et par des éléments appartenant aux groupes armés. Hélas, actuellement violences sexuelles se banalisent dans notre société. A titre illustratif, au Nord-Kivu, 1800 cas de violences sexuelles sur les 4200 recensés ont été commis par des civils, soit 40%- au cours du premier semestre de 2007, selon le rapport de la commission provinciale de lutte contre les violences sexuelles. Cette situation dramatique nécessite une attention particulière, la mobilisation d’énormes ressources humaines, financières et matérielles dans le cadre de la sensibilisation de la masse sur la lutte contres les violences sexuelles sous toutes leurs formes.
En effet, malgré la tenue des séminaires et des enquêtes organisées par des structures, tant nationales qu’internationales en vue d’éradiquer ce fléau, certains facteurs favorisent le terrain à la montée des violences sexuelles. Il s’agit notamment de l’impunité auteurs, de la toxicomanie, de l’ivrognerie, de la prolifération des maisons de tolérance, de l’ignorance de la nouvelle loi sur les violences sexuelles et la non dénonciation des agresseurs. Cette situation dramatique particulière dont les femmes et les enfants sont les premières victimes, appelle tout autant des mesures particulières, avec un accent mis sur le harcèlement sexuel négligé par nombre de gens, voire d’autorités de ce pays. Signalons que dans le cadre d’apporter sa contribution dans la lutte contre les violences sexuelles dans la province du Nord-Kivu, l’Unicef a octroyé à l’hôpital Heal Africa des motos et une ambulance pour assure le transport des victimes de violences sexuelles de fin fonds de la province vers des centres appropriés de traitement.
Le fonds des nations unies pour l’enfance a également offert des lots de médicaments en faveurs des femmes et enfants malades de violences physiques et autres. Il sied de noter en outre,quelques actions de l’ONG promotion de la démocratie et la défense des droits de l’homme- p- da s la lutte pour le changement des mentalité,l’établissement d’une justice équitable et le découragement du traitement à l’amiable entre familles du contentieux entre violeur et violée. Outre son apport à l’hôpital Heal Africa, l’UNICEF a transformé en programme le projet intitulé plaidoyer pour l’application de la convention relative aux droits de l’enfant.
Un fond important a été alloué à ce programme qui sera exécuté par plusieurs partenaires, tant privés que gouvernementaux dès début 2008.L’unicef s’investit également dans la sensibilisation et la mobilisation des masses à travers des émissions radiodiffusées sur les droits de l’enfant, la vulgarisation des pratiques-clés par des spots publicitaires, des émissions de jeux publics et des micro projets.
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Thank you for sharing this information. Do you have the citation or name of the 2007 UNFPA report saying that the violence has increased 60%? Merci.