Chaque nation a son identité socioculturelle. Chaque nation a son patrimoine civilisationnel et ses traditions qu'elle doit sauvegarder, préserver et maintenir vivaces à travers les générations, car finalement, ce sont ces aspects-là qui lui garantissent sa personnalité et ses spécificités qui la différencient d'une autre nation.
Chez nous, un pays arabe et musulman mais aussi un pays ouvert et tolérant; une terre de dialogue des religions, des cultures et des civilisations par excellence, la célébration des différentes fêtes nationales et religieuses prend une certaine importance et a un sens qui dépasse l'aspect de fiesta et de festin pour prendre la valeur de symbole.
Si nos fêtes nationales sont, légitimement, célébrées avec grande fierté parce qu'elles illustrent notre histoire et immortalisent les hauts faits de nos ancêtres, les fêtes religieuses sont différemment vécues. Il y a, bien sûr, celles qu'on célèbre en grande pompe tels, notamment, l'Aïd El Idha, l'Aïd El Fitr et le Mouled, celle du nouvel an de l'Hégire passe presqu'inaperçue.
Un bon nombre de nos concitoyens, plus particulièrement les jeunes générations, savent à peine la signification de la fête de ras el am el hijri et les traditions qui l'accompagnaient.
En effet, le nouvel an de l'Hégire est le point de départ de tout un calendrier qui nous touche de très près. Et c'est, également, une occasion qui a, normalement, ses spécificités. Heureusement que pour cette année, les médias ont su jouer un rôle positif dans le sens où ils ont pu sensibiliser les citoyens aux significations de cette fête en rappelant les multiples traditions, à la fois typiques et sympathiques, plus spécialement culinaires, qui accompagnent cet événement à travers les régions de toute la Tunisie.
Notre pays, ne l'oublions pas, demeure la terre de l'authenticité et de l'ouverture, de la tradition et de la modernité, de la spécificité et de l'universalité. Et surtout une terre de la tolérance et du juste milieu

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