Coulibaly Zié Oumar
22 Janvier 2008
Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et la Fondation Orange Côte d'Ivoire Télécom ont procédé le jeudi dernier en présence du ministre de la santé et de l'hygiène publique, Dr. Allah Kouadio Rémi, à la remise des blocs opératoires réhabilités des services de gynécologie des CHU de Yopougon et de Treichville.
Au Chu de Yopougon, M. Philippe Delanne, représentant résident de l'UNFPA en Côte d'Ivoire, a expliqué que l'action de cette agence des nation unies qui se veut leader dans la santé de la reproduction sexuelle, avec la Fondation Orange Côte d'Ivoire Télécom, s'inscrit dans le cadre de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en Côte d'Ivoire. En effet, la mortalité maternelle en Côte d'Ivoire est estimée selon l'enquête sur les indicateurs du sida (EIS 2005) à 543 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes. Or dans les pays dit développés, ce taux est de 10 décès pour 100.000 naissances vivantes. M. Delanne a poursuivi au Chu de Treichville pour dire que ce taux élevé de mortalité maternelle s'explique essentiellement par une insuffisance dans la surveillance de la grossesse, du travail et dans la prise en charge des soins obstétricaux d'urgence.
Il a aussi mis en cause "les maternités trop précoces, trop tardive, trop nombreuses". Pour lui, pour améliorer cette situation, il faut offrir aux femmes, des informations et des services concernant la santé en matière de reproduction. Selon le représentant résident de l'UNFPA en Côte d'Ivoire, le ministère de la santé à lui tout seul ne peut pas améliorer la santé de la population. "Les populations ( ) doivent participer individuellement et collectivement à la planification et à la mise en oeuvre des mesures de protection sanitaire qui leur sont destinées", a conseillé M. Delanne.
De son côté le ministre Allah kouadio a estimé que 80% " des décès maternels résultent directement de complications de la grossesse, de l'accouchement ou des suites de couches. Ces complications obstétricales sont l'hémorragie, les infections, les troubles hypertensifs de la grossesse, le travail prolongé et les complications de l'avortement à risque. La cause la plus fréquente de décès est l'hémorragie grave, généralement au cours du post-partum". Il a rappelé les trois retards (retard dans la prise de décision; retard dans l'accès à un centre de santé ; retard dans l'administration des soins). Allah Kouadio a félicité le partenariat public-privé qui a permis à l'UNFPA et à la fondation Orange-Côte d'Ivoire Télécom de s'engager dans la réhabilitation et l'équipement de blocs opératoires et maternités de 9 services de gynécologie obstétrique à travers le pays. Allah kouadio a aussi félicité le personnel soignant qui se bat pour faire tourner l'appareil sanitaire. Il a profité pour annoncer que l'Etat de Côte d'Ivoire après avoir recruté 1300 cadres supérieurs, va recruter "tous les étudiants qui sortiront cette année de l'INFAS".
Le partenariat entre l'UNFPA et la fondation Orange Côte d'Ivoire Télécom porte sur un investissement de 113 millions FCFA et prend aussi en compte la formation du personnel de 277 structures sanitaires dont 3 CHU ; 6 CHR, 28 hôpitaux généraux et 239 maternités de premier contact, repartis dans 39 districts sanitaires.
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