Aminata.com (Conakry)
Sambegou Diallo
6 Février 2008
Accra — CAN les abonnés d'Areeba découvrent un pays magnifique
En paraphrasant certains, des abonnés d'Areeba, heureux gagnants de la Tombola organisée par ne n°1 de la téléphonie mobile chez nous, se promenaient dans la cité résidentielle d'Est Legone, before American House, pour contempler le luxe insolent qui caractérise ce quartier chic d'Accra. Ils se perdent entre les villas royales et trouvent un vigile placé à une rentrée paradisiaque. Il se débrouillait un peu en la langue de Molière. Où sommes-nous ? Lui demandaient-ils.
Après un moment de réflexion, le cerbère leur répond : vous êtes à Accra. Merci monsieur le mathématicien. L'homme demande, étonné : Comment avez-vous su que j'étais mathématicien ? Pour trois raisons, répondent les convives d'Areeba-MTN. Premièrement, vous avez beaucoup réfléchi avant de nous répondre. Deuxièmement, votre réponse est très exacte. Troisièmement, elle ne sert à rien parce que nous savons pertinemment que nous sommes à Accra, au compte d'Areeba-Guinée, pour vivre la MTN-CAN 2008. Ambiance décontractée.
Les 35 gagnants partis au Ghana, en découvrant cet eldorado, tombent des nues. L'honneur commence au quartier général du n° de la téléphonie en Guinée, à Almamya où les gagnants sont royalement reçus par la charmante Fatima, où on les dote de tout le nécessaire pour effectuer le voyage.
Avec Areeba, point n'est besoin de philippiques ou de publicité mensongère, on va droit au but : tee-shirts MTN, billets d'avion, et quelques billets verts pour vivre un séjour de rêve. A l'arrivée, on est accueilli à l'aéroport, hébergé dans une villa cossue. Des véhicules MTN assurent le transport urbain et interurbain. Les mets savoureux et convenables sont servis. Autres congruités : les tickets d'accès aux stades, les excursions et autres visites guidées sous la bienveillance d'un "cicérone" beau et bienveillant, Djibril Tchiam, employé d'Areeba.
Bref, les 35 gagnants, arrivés à la Gold coast par des vols Air Ivoire, les jeudis, samedis et mardis depuis le début de la joute continentale, connaissent un séjour agréable dans cet eldorado qui leur fait tant rêver.
Ils arrivent dans un pays accueillant où il fait bon vivre. Un pays organisé où rien ne semble laissé au hasard.
Conséquence de la libéralisation de l'économie et de l'ouverture démocratique effective, le Ghana à vue d'Å"il a décollé. Les ghanéens ont troqué leur tenue de pauvres hères. Leur standing social connaît une forte amélioration, deux fois et demie plus élevé que le nôtre ; et les inégalités sociales semblent se résorber. Même si -curieusement- les prix de certaines denrées, toute conversion faite, semblent proches.
A toute heure, de la journée comme de la nuit, le courant est là. En ville comme en campagne. Dans les rues d'Accra, propres mieux qu'il n'a jamais été vu, ça grouille comme dans une fourmilière. Chacun s'occupe de ses oignons, si gentils que le visiteur a l'impression avoir affaire à des rapetissés mentaux. Contrairement à Conakry, on ne verra jamais à Accra des gens se corriger dans la rue ou en famille, pour une poignée de riz pour exemple...
On ne verra pas également de gorilles en ville, arme au point. Ou encore un policier réclamant de miettes à quelque taximan. Ni un mec qui lance, sans scrupule, des ordures ou le moindre mégot de cigarette à terre.
Au Ghana, il n'y a de force que dans la Loi. Respectée de tous. Les militaires sont dans les casernes. Le Ghanéen n'a pas appris à filouter, calomnier ou truander pour vivre. Il s'agit d'un peuple qui croit dans le dur labeur ; résultat avéré : le pays prospère indubitablement et se hisse au rang de ceux qui n'admettent point quelque fatalité africaine, avec son lot de démocraties bananières. Un des pays au rang desquels se profile une nouvelle facette de l'Afrique, celle d'une Afrique qui se bat légalement pour gagner le pari du développement.
La sécurité y règne. Les droits humains sont respectés. Point de malfrats ou de délinquants lynchés dans la rue. Point d'agression -même verbale- physique.
La justice et l'économie connaissent un essor soutenu. La leçon suivant laquelle « il ne saurait y avoir de progrès sans une justice équitable » semble assimilée par nos frères ghanéens.
Sur les marchés de changes, un calcul méticuleux permet de penser qu'1 Ghana Cedi (monnaie locale) équivaut à 1.02 dollars américains. La monnaie du pays semble donc reprendre des couleurs.
Autre secteur qui bouge, les transports de plus en plus organisés. Les vieux taxis, déglingués comme à Conakry, sont remplacés par des voitures flambant neufs, avec un, deux ou trois passagers à bords. Pas comme chez nous où l'on entasse les gens comme des sardines. Quand un passager monte, c'est jusqu'à destination. Pas d'arrêt sporadique pour ramasser d'autres passagers...
S'agissant des marchés, les prix appliqués ne sont pas les mêmes à Conakry. On a l'impression que la vie est plus chère là-bas, mais c'est tout le contraire : un sachet d'eau minérale, par exemple, vaut 5 pesewas (soit 5 centimes de $). Donc moins de 200 GNF. Conséquences de la baisse des tarifs douaniers, -dernière pièce du puzzle économique- les marchandises importées sont deux fois moins chères qu'en Guinée.
L'austérité économique des années précédentes a fait place à l'aisance, de plus en plus perceptible dans le quotidien que dans les mentalités. Les salaires sont en cours de revalorisation. Le fonctionnaire touche mensuellement 150 $ en moyenne.
Le pouvoir d'achat s'améliore. Et le secteur de l'immobilier, autre fleuron et embellie d'une économie qui bouge, est en forte expansion. Les cités résidentielles poussent comme champignons. L'Etat et les particuliers se lancent dans de grands travaux de construction. Même en campagne. Comme le dirait-on, le bâtiment est en plein boom.
Et plein d'autres choses que ce n'est pas la peine qu'on les mentionne...
Autre preuve tangible et rayonnante de cette avancée, la presse ghanéenne a pris son envol. 8 chaînes de TV dont 6 privées, 200 radios privées dont 50 à Accra. 300 journaux dont une vingtaine de quotidiens. La presse ghanéenne rivalise d'ardeur pour former et informer. La liberté d'écrire, mais aussi l'honnêteté dans les écrits, ne souffre de l'ombre d'aucune ambiguïté.
Bref, les abonnés d'Areeba ont fait la connaissance d'un beau pays, presque parfait. Ces 35 abonnés sont plus que subjugués par ce « voyage au pays des merveilles », avec le besoin pressant de se construire un système de rancÅ"ur sur les 50 ans de notre indépendance, le demi-siècle de gâchis...
On reconnaît volontiers partout en Guinée qu'il a fallu l'arrivée d'Areeba pour pallier le tonneau des Danoïdes. Du moins en matière de téléphonie mobile. Comme il a fallu Areeba pour faire voyager des clients qui, auparavant, déboursaient plus d'un million de nos francs pour se procurer une simple puce.
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