United States Department of State (Washington, DC)
Kathryn Mcconnellrédactrice
7 Février 2008
Washington, DC — La Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation ou MCC) a décidé que le Malawi et la Mauritanie pourraient être admis à bénéficier de l'aide de son Compte du millénaire en vue de réduire la pauvreté au moyen de la croissance économique.
Le Malawi peut maintenant commencer les formalités nécessaires pour conclure un accord d'une durée de cinq ans dans le cadre du programme novateur d'aide à l'étranger de la MCC.
Pour sa part, la Mauritanie peut participer à son programme de « seuil » qui est destiné à aider pendant deux ans les pays qui ne remplissent pas encore les conditions nécessaires pour obtenir l'aide du Compte du millénaire, mais qui ont montré leur volonté de mettre en Å"uvre les réformes nécessaires pour améliorer leurs résultats et pour pouvoir remplir ces conditions dans peu de temps.
Selon le directeur de la MCC, M. John Danilovich, la sélection du Malawi et de la Mauritanie montre clairement la volonté de cet organisme d'apporter un soutien aux pays africains dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.
Sur les 16 accords que la MCC a conclus, 9 intéressent des pays africains (le Bénin, le Cap-Vert, le Ghana, le Lésotho, Madagascar, le Mali, le Maroc, le Mozambique et la Tanzanie). L'aide accordée à ces 9 pays représente environ 3,8 milliards de dollars, soit 70 % de toute l'aide accordée par la MCC.
« Nous comptons conclure un accord avec deux autres pays africains, la Namibie et le Burkina Faso, à la fin de l'été de 2008 », a indiqué M. Danilovich lors d'une réunion de l'Africa Society qui a eu lieu en janvier à Washington.
Outre les 9 accords d'aide, 7 pays africains ont conclu des accords au titre du programme de seuil de la MCC.
En tant qu'exemple des progrès réalisés dans le cadre de ces accords, M. Danilovich a cité la création à Madagascar de coopératives agricoles où des agriculteurs apprennent de nouvelles techniques pour cultiver des plantes à fort rapport économique comme les géraniums qui sont vendus pour produire une huile servant à la production de savons et de parfums. Ces plantes permettent aux agriculteurs d'obtenir de nouveaux débouchés et de tirer parti de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique, qui prévoit l'exportation aux États-Unis de plus de 6.000 produits en franchise de douane. L'accord conclu entre la MCC et Madagascar porte sur une aide d'environ 110 millions de dollars.
Au Mali, l'aide de la MCC permet d'améliorer l'irrigation dans le delta du Niger afin d'accroître les rendements agricoles et de moderniser l'aéroport de Bamako, ce qui facilitera les échanges commerciaux.
Au Cap-Vert, elle sert à moderniser le réseau routier de manière à permettre à la population de se rendre plus facilement à son lieu d'emploi ou à faciliter la circulation des biens au niveau local et leur exportation à l'étranger.
Lors de la sélection des pays susceptibles de recevoir une aide, la MCC se fonde sur 17 critères pour évaluer les résultats obtenus par ces pays.
Ces critères ont trait à la volonté des pays de prendre des mesures qui encouragent la liberté dans les domaines tant politique qu'économique, les investissements dans les secteurs de l'enseignement et de la santé, la lutte contre la corruption, le respect des libertés publiques et l'État de droit.
La MCC examine aussi si les pays intéressés sont disposés à investir pour renforcer leurs capacités en matière de développement durable.
Elle Å"uvre de concert avec les pays en développement en vue de l'obtention de résultats. Ceux-ci élaborent les programmes et les mettent en Å"uvre, alors que la MCC offre le financement et l'assistance technique nécessaires.
Si la sélection est une étape essentielle pour obtenir l'aide de la MCC, elle n'est pas suffisante. Les pays intéressés doivent participer à des consultations en vue de l'élaboration de programmes destinés à supprimer les obstacles à la réduction de la pauvreté et à la croissance économique.
Par ailleurs, le conseil d'administration de la MCC, qui se compose actuellement de la secrétaire d'État, du ministre des finances, de la représentante des États-Unis pour le commerce extérieur, du directeur de l'aide à l'étranger et de membres du secteur des organisations non gouvernementales, a aussi considéré pour son programme de seuil le Libéria, qui a réalisé des progrès sous la direction de la présidente Ellen Johnson Sirleaf et de son gouvernement. L'Agence des États-Unis pour le développement international appuie les réformes entreprises par le Libéria afin que ce pays puisse prétendre à une aide plus importante de la MCC dans un avenir assez proche.
Depuis sa création en 2004, la MCC a conclu avec 16 pays des accords portant sur plus de 5,5 milliards de dollars. Son aide dans le cadre de son programme de seuil a atteint jusqu'ici 400 millions de dollars.
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