Bathie Ngoye Thiam
8 Février 2008
billet
L'affaire 'Goudi Town' avait fait couler beaucoup d'encre et de salive.
Des femmes mûres et vaccinées dansaient dans une boîte de nuit. Le spectacle fut filmé à leur insu. La Dic se saisit de l'affaire et arrêta les danseuses qui se retrouvèrent au Camp pénal. Une bonne partie de la population se disait outrée par le comportement de ces femmes et leur souhaitait une sanction exemplaire. Des associations islamiques voulaient même se constituer partie civile.
Aujourd'hui, des homosexuels se marient. Et que se passe-t-il ? Eh bien, on les interpelle pour les libérer immédiatement après avoir bouclé l'enquête. Donc une danse jugée obscène par certains est, dans notre pays, plus grave qu'un mariage d'homosexuels. Pourtant, l'homosexualité, contrairement à la danse, est interdite et punie par la loi.
De plus, les góórjigéén se seraient permis de menacer de mort le directeur de publication du magazine Icône, Mansour Dieng, qui a osé montrer les photos du mariage. Ils sont puissants, ces 'hommes-femmes'.
En attendant une gay-parade à Dakar, M. Dieng a intérêt à rester sur ses gardes, car si ces menaces se concrétisent, les assassins risquent d'être purement et simplement relaxés. Il y a vraiment de quoi s'inquiéter.
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