Kigali — Les mesures prises par les autorités burundaise montrent que les choses vont se stabiliser et s'améliorer avec la reprise du dialogue entre le FNL-Palipehutu et le Gouvernement, a assuré l'ex-Vice-Président du Burundi, Martin Nduwimana, lors de son passage à Kigali.
« La situation sécuritaire burundaise globale est commune à tous les pays en sortie de la guerre. Le Burundi n'est pas à la dérive comme dans beaucoup de pays en situation post conflit », a-t-il confié ce mercredi à l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).
« Il est vrai qu'il éprouve des difficultés. Mais sur le plan sécuritaire, de jour comme de nuit, à Bujumbura comme à l'intérieur, on peut circuler sans entrave. Il n'y a pas de commune mesure par rapport à ce qu'on a connu il y a 2 ans ».
M. Nduwimana a ajouté : « Il y a une amélioration progressive de la sécurité. Mais suite à une prolifération des armes à feu de petit calibre qu'est la conséquence générale des difficultés sécuritaires que nous avons dans la sous- région, il y a de l'insécurité et des assassinats à mettre sous le compte de beaucoup de facteurs et de situations comme le banditisme en particulier ».
L'ex-Vice-Président de la République a insisté sur le fait qu'il est vrai que l'économie burundaise n'est pas encore parvenue à décoller de sorte qu'elle absorbe le taux de chômage observable au niveau des jeunes surtout.
« Donc, c'est vrai, il y a une insécurité. Ajoutons à cela un deuxième facteur d'insécurité lié au mouvement Palipehutu-FNL en pourparlers avec le gouvernement aux fins d'arrêter la guerre. Mais le FNL-Palipehutu fait des relâchements par rapport aux engagements signés », a-t-il poursuivi.
En comparaison avec la situation que le Burundi a connue il y a six mois, il y a véritablement un sentiment qu'il y a une reprise de l'insécurité. Par rapport à la situation qui prévalait il y a une environ deux ans, on voit que les temps actuels ne sont nullement pires.
Il a informé que les services de sécurité et de police font des efforts considérables pour attraper des agents de l'ordre qui tombent dans le piège et se rendent coupables de délits d'insécurité. Ils éliminent progressivement de leurs rangs des éléments égarés.
« Le problème qu'il y a s'avère une exagération de la situation par certains groupes politiques. La liberté de la presse et d'expression est une réalité au Burundi et le Gouvernement tient compte des opinions divergentes qu'il essaie de gérer en conséquence. L'opposition et le Gouvernement font des efforts chacun pour se mettre autour d'une table et harmoniser les problèmes communs », a encore fait remarquer Nduwimana.
Il a continué en disant que le Gouvernement récemment mis en place, il y a trois mois, est le résultat des pourparlers entre le parti qui a gagné les élections, le CNDD-FDD, et les autres partis. Et que ceci constitue une avancée et un processus à encourager. Il reste que chacun prenne ses responsabilités parce que le pays appartient, en matière de gestion, à ceux qui ont gagné les élections et à ceux qui sont dans l'opposition.
L'ex-Vice-Président a souligné qu'il y a espoir que les mécanismes de suivi qui seront mis en place quand les négociations auront été reprises et conclues permettront d'avoir une paix stable. Il est convaincu que le FNL-Palpehutu ne fera pas marche arrière et qu'il ira aux négociations pour conclure une paix définitive.
Sur le plan économique, l'Honorable Martin Nduwimana a informé que certains bailleurs ont commencé à débloquer les fonds promis pour la reconstruction. D'autres attendent parce que les paramètres à respecter ne sont pas encore définis.
Les Tables Rondes qui ont été organisées ont fortement mobilisé la Communauté Internationale en faveur d'aide au Burundi ont commencé à donner leurs fruits. La Communauté Européenne, la Banque Mondiale, et au plan bilatéral, la Belgique, la France, la Hollande, la Norvège, etc., et autres organisations appuient fortement le Burundi.
Le processus d'aide va bon train, et dans deux ans, toutes les promesses auront été concrétisées. Et le Burundi volera de ses propres ailes. Il pourra investir dans différents domaines porteurs comme les infrastructures, mines, industries touristiques, etc.
« Aujourd'hui, il est vrai, le Burundi a des difficultés économiques. Mais les choses qui se profitent à l'horizon sont positives », a-t-il poursuivi, confiant.
Comments Post a comment