Media Foundation for West Africa (Accra)
15 Février 2008
Mohamed Oury Bah, un journaliste indépendant sierra léonais et ancien reporter du journal de Banjul actuellement interdit, The Indépendant, a fui la Gambie face à la persécution par les agents de la très redoutée agence nationale des renseignements (NIA).
Des sources de la Fondation pour les Médias d'Afrique de l'Ouest (MFWA) ont rapporté que Bah et sa famille ont fui la Gambie le 20 janvier 2008, suite aux attaques physiques répétées et menaces contre sa vie.
Le journaliste qui, jusqu'au moment de sa fuite, était un réfugié qui exerçait en freelance, a affirmé aux sources de MFWA que la dernière goutte qui a fait déborder le vase a été l'attaque physique dont il a été victime le 17 octobre des mains des personnes qui pour lui seraient des agents de la NIA, à Serrekunda, la première ville de la Gambie.
Bah a affirmé que ses assaillants lui ont dit : « Tu es responsable de ton problème...parce que tu es un journaliste stupide qui écrit des bêtises sur la Gambie ».
Il était l'un des journalistes de The Independent qui ont été interpellés et placés en garde à vue pour un bref instant par la police gambienne,immédiatement après la fermeture illégale du journal le 28 mars, 2006.
Par ailleurs le 3 juin 2006 Bah avait été arrêté et placé en garde à vue au quartier général de la NIA à son retour au pays, suite à une interview qu'il a accordée à un journal guinéenne sur la détérioration de la situation de la liberté de la presse en Gambie.
Bah a fait savoir que l'un des agents lui a dit : « Nous t'avons averti plusieurs fois de cesser de te mêler de nos affaires, mais tu persistes ». A cause de la torture qu'il a subi, Bah a perdu une dent.
Auparavant, Bah avait été détenu de façon arbitraire et torturé dans son pays d'origine, la Sierra Leone. Il fut victime du régime militaire de Johnny Paul Koroma qui a renversé l'administration de l'ancien Président Ahmed Tejan Kabbah en 1997.
Depuis 1994, le gouvernement de la Gambie a attaqué les membres de la presse de façon systématique. Descentes, harcèlements et déportations fréquents de journalistes étrangers ont créé un environnement de travail plutôt timide dans bon nombre d'organes de presse. En plus de cela, la violence, les incendies criminels, les détentions et des longues heures d'interrogatoires par le service national des renseignements (NIA) ont contraint les journalistes à fuir le pays.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2008 Media Foundation for West Africa. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.