United States Department of State (Washington, DC)

Liberia: Un spécialiste américain aide les Libériens à améliorer la situation de leur pays

Par Charles W. Corey - Rédacteur

21 Février 2008


Washington, DC —  Les Américains, a déclaré M. Hartman « ont l'obligation d'aider les Libériens à entrer, après une longue guerre civile, dans une période de stabilité, de croissance et de développement économiques. »

- « Le Libéria est le genre de pays où je voulais venir en ma qualité d'Américain désireux d'apporter une aide », a déclaré un spécialiste du développement, M. Conor Hartman, lors de l'interview qu'il nous a accordée le 21 février dans le dernier des cinq pays d'Afrique subsaharienne (le Bénin, la Tanzanie, le Rwanda, le Ghana et le Libéria) où le président Bush vient de faire une visite officielle.

M. Hartman est au Libéria pour une année en tant que conseiller du ministère libérien des affaires intérieures, dans le cadre du programme Scott Family Liberia Fellows. Il est arrivé dans ce pays il y a sept mois et a aussi travaillé dans d'autres pays africains tels que le Soudan.

Les Américains, a-t-il dit, « ont l'obligation d'aider les Libériens à entrer, après une longue guerre civile, dans une période de stabilité, de croissance et de développement économiques.

« Si l'on considère à travers le monde les pays qui sortent d'un conflit, le Libéria est le plus prometteur de tous car il est doté de la meilleure équipe de dirigeants et du président le plus compétent, Mme Ellen Johnson Sirleaf, dont les collaborateurs sont aussi très compétents et qui est diplômée de l'université Harvard. » Le 5 novembre 2007, les États-Unis lui ont décerné la médaille de la liberté, leur distinction honorifique civile la plus importante.

Son gouvernement, a-t-il indiqué, est résolu à améliorer la situation du pays pour les jeunes Libériens et les futures générations. Il a déjà réussi en très peu de temps à passer d'une situation de conflit très grave à une situation où l'on observe une croissance très forte et de nombreux investissements.

Depuis la fin de la guerre civile, les États-Unis ont aidé le Libéria à revitaliser son économie, à renforcer la bonne gouvernance et l'État de droit et à fournir les services de base. Leur aide bilatérale directe s'élève jusqu'ici à plus de 750 millions de dollars. Les États-Unis ont aussi financé un quart du coût de l'opération de maintien de la paix de l'ONU dans ce pays.

Selon M. Hartman, le taux réel de croissance du produit intérieur brut du Libéria a fortement augmenté sous la direction de Mme Johnson Sirleaf. Il est passé de 2,6 % en 2004, à 5,3 % en 2005, à 7,8 % en 2006 et à 9,5 % en 2007. Ces statistiques proviennent d'un document du gouvernement libérien sur la réduction de la pauvreté.

(De 1989 à 1996, l'une des guerres civiles les plus sanglantes de l'Afrique a eu lieu au Libéria. Elle a causé la mort de plus de 200.000 Libériens et déplacé 1 million d'autres qui ont trouvé refuge dans des camps établis dans des pays limitrophes. Le pays a connu une longue période d'incertitude jusqu'au 23 novembre 2005, date à laquelle la commission électorale libérienne a annoncé que Mme Ellen Johnson Sirleaf avait été élue à la présidence du pays. Elle est ainsi devenue la première femme à être élue librement présidente d'un pays africain.)

L'expansion importante enregistrée par le secteur de la cimenterie et par celui des services a contribué à l'accélération du taux de croissance économique du pays. La révision des contrats dans plusieurs secteurs (plantations d'hévéas, exploitation forestière, minerai de fer et diamants) devrait stimuler encore plus la croissance économique, au fur et à mesure que ces secteurs feront partie intégrante de l'économie du pays.

Les liens entre les États-Unis et le Libéria sont très étroits, a dit M. Hartman. D'anciens esclaves américains ont fondé ce pays dans les années 1840, et de nombreux Libériens sont allés aux États-Unis pendant les années 1990.

Le régime politique du Libéria est semblable dans une certaine mesure à celui des États-Unis (il comprend un pouvoir législatif, un pouvoir exécutif et un pouvoir judiciaire), et son régime économique se fonde sur l'économie de marché comme aux États-Unis. C'est pourquoi, a-t-il déclaré, c'est le pays où les États-Unis ont la plus grande possibilité d'avoir une influence et de faire en sorte que la situation change du tout au tout.Tous les principes fondamentaux (bonne gouvernance, transparence, responsabilisation et attachement à la paix) nécessaires pour attirer les investissements indispensables y sont présents.

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