Kinshasa — Dans le cadre de la journée nationale de la langue maternelle, commémorée le 21 février de chaque année, le ministre provincial de la Culture et Arts, Sports et Tourisme, Pascal Tabu Ley, a plaidé pour l'académisation des langues nationales.
C'était au cours de sa visite de travail effectuée le week-end dernier à la division urbaine de la Culture et des Arts. Il a exhorté, à cette occasion, le personnel de cette division à maîtriser les langues nationales, particulièrement le lingala qui a perdu son originalité tellement qu'il est envahi de mots d'emprunt. Le ministre provincial a rappelé qu'à l'époque coloniale, tout jeune diplômé avait l'obligation de maîtriser la langue la plus parlée de sa province pour ne pas être déraciné de sa culture, fondement de la civilisation. Il a, par ailleurs, insisté sur la valeur intrinsèque des langues nationales dont l'exploitation par les spécialistes conduira à leur académisation.
Jetant les bases de cette académisation, le ministre provincial a soumis les agents de la division urbaine de la Culture et des Arts à la traduction de la devise de leur chef de division, Kamanda Kasama, en langue lingala original, à savoir «Rupture, innovation et développement ». A noter que la République démocratique du Congo utilise quatre langues nationales, à savoir le lingala, le kikongo, le tshiluba et le swahili; le français étant la langue officielle du travail.

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