Le président de la fédération mondiale de sport boule est en visite au Sénégal depuis quelques jours. Le patron de la pétanque mondiale est venu s'enquérir des préparatifs des 44echampionnats du monde qu'abrite, pour la première fois en Afrique noire, notre pays du 12 au 16 novembre prochain. Claude Azèma faisait face à la presse hier, entouré de Gassam Ezzedine, président de la fédération sénégalaise de pétanque et de ses collaborateurs.
Dakar sera donc la capitale mondiale de la pétanque du 12 au 16 novembre prochain. Ils seront ainsi pas moins de 65 pays pour quelques 500 boulistes à rallier notre pays pour les besoins de ces joutes qui se dérouleront à Ngor Diarama. Après les pays du Maghreb, le Sénégal est ainsi le premier d'Afrique noire à accueillir cette compétition mondiale. Cela, parce qu'aucun dossier venant du continent noir n'a été présenté auparavant pour postuler à l'organisation de cette compétition, renseigne Claude Azèma, le président de la fédération mondiale de pétanque. Et pour cette fois, le choix de la fédé mondiale s'est porté sur le Sénégal plutôt que sur la Hollande et l'Italie, autres candidats. Sur le motif de sa visite à Dakar, le patron de la pétanque mondiale a dit venir s'enquérir des conditions d'avancement des préparatifs, notamment les réceptifs hôteliers, les problèmes administratifs et le tracé du terrain qui devra abriter la compétition au mois de novembre prochain. Là-dessus, Claude Azèma s'est dit « satisfait de l'évolution des choses en attendant une prochaine visite au mois de septembre pour tout finaliser ». Toutefois, tient-il à préciser, « notre apport ne pourra être que technique parce que nous vivons que de cotisations des pays membres. Ce qui ne nous permet pas d'aider financièrement les différentes fédérations », même s'il n'exclut pas l'éventualité dans le futur. Entre autre combat de la fédé mondiale de pétanque figure également la reconnaissance de la pétanque comme discipline olympique. « Mais nous ne ferons pas d'illusion puisque d'autres fédérations plus puissantes que nous comme le karaté n'arrivent toujours pas à intégrer ce cadre très fermé ».
Pour sa part, le président de la fédération sénégalaise de pétanque, Gassam Ezzedine a dit s'activer pour trouver les 300 à 400 millions de nos francs qui suffiront pour le budget de l'organisation de cette compétition. Disant n'attendre de l'Etat qu'une participation à hauteur de 20% de ce budget, Gass affirme qu'il compte sur les sponsors pour boucler ce montant. « J'ai mes relations et j'y arriverai », rassure le président de la fédé sénégalaise de pétanque. Déplorant « les fugues répétés des boulistes sénégalais lors des différents championnats du monde disputés en Europe qui empêchaient à nos boulistes de se concentrer sur la compétition en tant que telle », Gassam Ezzedine dit pourtant avoir un grand espoir de monter sur le podium au soir du 16 novembre. « Nous avons de très bons boulistes, Fara Ndiaye a été finaliste en individuel en 2001 à Monaco quand le Sénégal se classait 6e mondial et il a été une autre fois médaillé de bronze », fait-il remarquer. Rappelons que ces 44e championnats se joueront en triplette, donc trois joueurs par équipe plus un remplaçant. Le Sénégal, en tant que pays organisateur aura droit à deux équipes pour sa part, soit 8 joueurs.
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