Les Coen, Marion Cotillard et Daniel Day-Lewis triomphent à Hollywood
C'est la première fois que les comédiens européens raflent tous les prix au nez et à la barbe de leurs compères américains.
Le grand vainqueur de la 80ème cérémonie des oscars, qui s'est déroulée dimanche soir dernier à Hollywood, est No country for the old man (Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme) qui a permis aux frères Joel et Ethan Coen d'effectuer le doublé en remportant les oscars du film et de la réalisation. Favori de ces 80èmes oscars avec huit nominations, le film, histoire d'une traque meurtrière par un psychopathe, a également raflé la statuette de la meilleure adaptation et a valu à l'Espagnol Javier Bardem le trophée du second rôle masculin.
L'autre grand triomphe de cette cérémonie est celui de Marion Cotillard qui a raflé l'oscar de la meilleure actrice pour son personnage d'Edith Piaf dans la Môme. C'est la première fois depuis près d'un demi-siècle qu'une actrice française remporte la prestigieuse statuette après celle de Simone Signoret en 1960. Marion Cotillard est ainsi entrée dans le panthéon du 7ème art en raflant, en l'espace de 40 jours, les plus prestigieuses récompenses : un oscar, un Golden Globe, un César et un Bafta à Londres. La Môme, dédié à Edith Piaf, a également remporté l'oscar du meilleur maquillage. Quant à l'Anglo-Irlandais Daniel Day-Lewis, il a remporté l'oscar du meilleur acteur pour son rôle dans There will be blood, sa deuxième statuette après celle pour My Left Foot en 1990. Nominé également huit fois, le grand rival de l'Å"uvre des frères Coen, a obtenu, outre l'oscar de Day-Lewis, celui de la photographie. L'oscar du second rôle féminin est revenu à la Britannique Tilda Swinton pour Michael Clayton, nommé sept fois. Par ailleurs, Juno, relatant le parcours d'une adolescente enceinte, la seule comédie retenue dans les catégories les plus prestigieuses en cette année marquée par des films violents ou tragiques, a gagné l'oscar du meilleur scénario, remis à l'ancienne strip-teaseuse Diablo Cody.
Quant à Ratatouille, l'histoire d'un rat voulant devenir chef cuisinier, production des studios Disney et Pixar, il a valu à son réalisateur Brad Bird son deuxième oscar du meilleur film d'animation après les Indestructibles en 2005. La Vengeance dans la peau, avec Matt Damon, gagne trois oscars techniques : celui du montage, du montage sonore et du mixage. Le drame romantique Reviens-moi, qui pouvait espérer sept trophées, se contente de celui de la musique originale. Pour l'oscar du meilleur film étranger, il a été attribué au film autrichien les Faussaires qui raconte la fabrication de faux billets par des prisonniers juifs dans un camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film documentaire Taxi to the dark side, qui raconte une affaire de torture sur un prisonnier afghan dans une base militaire américaine, a, lui, reçu l'oscar du meilleur documentaire. Le cinéma français a également enlevé la statuette du meilleur court métrage grâce au Mozart des pick-pockets du Français Philippe Pollet-Villard.

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