Les recherches parues dans le dernier numéro journal de l'Institut de recherche pour le développement mettent en évidence la responsabilité de la chauve-souris dans la propagation du virus de Marburg qui a déjà causé plusieurs centaines de morts en Afrique centrale et australe. L'Afrique occidentale est une région très exposée.
Les chercheurs de l'Institut de recherche pour le développement viennent de démontrer qu'une chauve-souris frugivore et précisément l'espèce la roussette d'Egypte peut être le réservoir du virus de Marburg responsable des fièvres hémorragique. 90 % des personnes atteintes par le virus en Angola en 2005 n'ont pas survécu. « C'est en cherchant la présence du virus d'Ebola chez les chiroptères que les scientifiques de l'Ird et leurs partenaires du Cirmf et du Cdc2 ont mis en évidence le rôle de la roussette d'Egypte dans le cycle du virus de Marburg », lit-on dans le document. De plus les chercheurs ont mis en évidence la propagation du virus sur le continent. « Longtemps ces manifestations sont restées circonscrites à l'Afrique orientale et australe. Mais en 1998, une épidémie de plus grande ampleur a eu lieu près de Durba, en République démocratique du Congo, entraînant une mortalité de 80% parmi les 149 malades suivis de l'épidémie angolaise », lit-on dans l'article.
Si jusqu'ici la maladie est signalée en Afrique du centre et en Afrique australe, la partie occidentale du continent est exposée. Car elle une région de migration de la chauve-souris roussette d'Egypte. L'infection se transmet directement de la chauve-souris à l'homme soit avec le contact avec le sang soit avec le liquide placentaire qui s'échappe lorsque l'animal est en repos.

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