Zéhia Kobri (stagiaire)
27 Février 2008
Valen Guédé, artiste-musicien, a annoncé ne plus se reconnaître en Gadji Celi, le président de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire (UNARTCI).
Cette information a été donnée au cours d'une conférence de presse tenue, hier, à Cocody les Deux-Plateaux. Pour lui, le président de l'UNARTCI, en plus du fait qu'il ne soit pas élu de façon conventionnelle, incite les artistes à la violence et au banditisme. "Gadji Celi doit être destitué de la tête de l'UNARTCI parce qu'il n'a pas été élu suite à une assemblée générale. Il ne mérite pas d'être à la tête de cette structure", a-t-il déclaré.
Selon Valen Guédé, le président de l'UNARTCI doit être traduit devant les tribunaux pour avoir incité les artistes, non seulement à rompre leur collaboration avec le bureau ivoirien du droit d'auteur (BURIDA), mais aussi à ne plus verser au Burida les droits d'auteur. "Gadji Celi expose la Côte d'Ivoire qui a signé la conférence de Berne", a-t-il lancé.
Pour lui, les textes issus du projet de décret auxquels s'oppose Gadji Celi ont été écrits en fonction du memorandum rédigé au nom de l'UNARTCI. Ce qui, bien entendu, devrait logiquement, selon Valen Guédé, avoir la caution de Gadji Celi puisque les textes indiquent la création d'un conseil d'administration qui désignera après appel à candidatures le directeur du Burida. "Gadji Celi veut être membre du conseil d'administration du Burida alors il doit être heureux de choisir lui-même le directeur", a-t-il affirmé.
Accusé également par Gadji Celi de pratiques fétichistes, Valen Guédé a indiqué que le président de l'UNARTCI se ridiculise dans la mesure où un cabri rouge, il n'en existe nulle part.
Amédé Pierre, pionnier de la musique ivoirienne et précurseur du Burida, dit avoir une part de responsabilité dans ce qui arrive aujourd'hui dans la mesure où son choix s'était porté sur la création d'une association au lieu d'une société de droit civil.
Le ministère de la Culture et de la francophonie envisage de corriger, a-t-il dit, cette faiblesse à travers les réformes prévues par l'avant-projet de décret.
Il a exhorté l'UNARTCI à élaborer un programme d'activités pour les artistes plutôt que de se préoccuper de la gestion des morts, d'en faire un fonds de commerce. "Le président Gadji Celi doit avoir un programme. Je ne voudrais pas qu'on prenne la mort des artistes comme fonds de commerce", a-t-il souligné.
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