Alger — Sans surprise, les prix du pétrole ont enregistré hier un record historique. Les prix ont dépassé la barre des 100 dollars, les tableaux ont affiché 102 dollars à New York et 100,53 dollars à Londres.
Ainsi, les prix du baril ont atteint un niveau supérieur à celui enregistré en janvier dernier qui était de 100 dollars. Il faut rappeler que cette hausse avait été annoncée par le président de l'OPEP, le ministre de l'Energie et des Mines, M. Chakib Khelil. «La hausse va probablement perdurer jusqu'à la fin du premier trimestre 2008, pour se stabiliser durant le deuxième trimestre», a-t-il déclaré en janvier dernier à Alger en marge d'une conférence sur la sécurisation des canalisations d'hydrocarbures.
Il a estimé qu'une «stabilisation des cours au deuxième trimestre est probable».
M. Khelil a expliqué que l'augmentation des prix du brut sur les marchés internationaux est due aux tensions politiques au Pakistan, à l'escalade des violences au Nigeria, premier producteur en Afrique, et au recul des stocks de brut américains. «Le marché pétrolier est suffisamment approvisionné», a-t-il précisé. Rappelons que le prix du «light sweet crude» s'était élevé lundi dernier jusqu'à 101,43 dollars et celui du brent à 100,03 dollars, dépassant ce jour-là, pour la première fois, la barre symbolique des 100 dollars atteint le 2 janvier dernier. Cette nouvelle série de records accompagne une glissade historique du dollar qui est, lui, tombé à de nouveaux plus bas face à l'euro ; il a dépassé, mardi dernier, pour la première fois le seuil de 1,50 dollar pour un euro, et atteint hier un nouveau record à 1,5088 dollar.
Les prix du pétrole ont été également propulsés, selon les analystes, par une conjonction de tensions géopolitiques, au Nigeria et dans le nord de l'Irak notamment, une vague de froid aux Etats-Unis et des spéculations sur une baisse de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). «Un facteur de soutien (supplémentaire aux cours) est arrivé, mardi dernier avec le fait que l'OPEP semble déjà avoir réduit sa production en février, en raison de moindres productions de l'Arabie saoudite et de l'Iran, si l'on se fonde sur le rapport spécialisé du cabinet Petrologistics», a rapporté l'analyste de MF Global M. John Kilduff.
Ces données alimentent, bien sûr, l'idée que «l'OPEP va réduire son offre au deuxième trimestre de l'année en cours, même si son quota officiel restera probablement inchangé le 5 mars prochain», a-t-il ajouté.
La chronologie des prix durant ces derniers jours démontre que les prix du pétrole brut ont atteint un nouveau record historique mardi dernier, à New York, en montant jusqu'à 101,43 dollars le baril, tandis qu'à Londres les cours ont atteint pour la première fois le seuil des 100 dollars. Vers 22h20 GMT, le baril de «light sweet crude» pour livraison en avril, montait, lors des échanges électroniques suivant la séance du New York Mercantile Exchange (Nymex), de 2 dollars à 101,23 dollars. Il avait grimpé auparavant jusqu'à 101,43 dollars, effaçant ainsi des tablettes son sommet de mercredi (20 février), qui était de 101,32 dollars.

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