Inquiétudes mondiales sur les réserves d'eau douce. L'usage irrationnel, le gaspillage, la pollution et la désertification laissent les experts prévoir un avenir peu luisant pour des milliards d'humains.
Aujourd'hui, un humain sur trois n'a pas accès à l'eau potable, ou alors, vit dans une situation de « stress hydrique » en ne disposant pas de suffisamment d'eau par rapport à ses besoins réels. L'actuel essor démographique urbain (5 milliards de personnes vivront en zone urbaine en 2030) implique une augmentation des demandes en eau douce. Suite logique : les ressources sont alors de plus en plus sollicitées.
A Madagascar, l'accès à l'eau potable est loin d'être une réalité : moins de 12% de la population disposent de l'eau courante dans ou proche de leur habitation. Mais pour nous, la situation présente plus un problème d'infrastructures de distribution et d'approvisionnement que d'une réelle insuffisance des ressources, hormis dans la partie extrême sud du pays.
Répartition
A l'échelle mondiale, les réserves en eau douce, bien que jugées encore assez confortables, sont très inégalement réparties : certaines parties du globe possèdent des réserves importantes qui se renouvellent régulièrement et d'autres, « manquent d'eau » et sont éternellement confrontées à des difficultés d'approvisionnement. Comparaison : plus de 600.000m3 par habitant par an à l'extrême Nord de l'Europe, à peine une soixantaine de 10m3 par habitant par an dans certains pays d'Afrique. L'Asie où vivent 60% de la population mondiale, ne dispose que de 30% des ressources mondiales d'eau douce. Bref, une répartition très inégale qui n'est pas sans conséquences sur le niveau de développement de chaque pays ou région concerné.
Gaspillage
Et pourtant, toutes ces ressources dont le tarissement n'est pas encore pour demain, sont utilisées de manière irrationnelle dans certaines parties du globe. Il faut savoir que sur la totalité de l'eau douce prélevée, 55% sont réellement consommés. Dans les 45% sont comprises les pertes sous diverses formes, dont en grande partie, les fuites dans les réseaux d'alimentation. Le gaspillage de l'eau existe dans presque tous les pays du monde. Madagascar et notamment les grandes villes, sont plus que concernées : il n'est pas rare que l'eau des fontaines publiques coulent continuellement ou des fuites des tuyaux du réseau de distribution inondent les chaussées. Il peut se passer plusieurs jours, voire des semaines, avant que les techniciens de la Jirama n'interviennent. Autant de gaspillages qui ont forcément un coût. Et des répercussions sur le développement.

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