Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Province Orientale - Bunia, Alan Doss éclaircit les compétences de la Monuc et celles de la CPI

5 Mars 2008


Kinshasa — A l'occasion de sa visite à Bunia, dans le district de l'Ituri, le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'Onu en RDC, M. Alan Doss, a écouté les élus de cette partie de la République en vacances parlementaires. Ensemble, ils ont plaidé pour la cause du chef de milices Mathieu Ngudjolo arrêté par la Cour pénale internationale (CPI). M. Alan Doss leur a expliqué que la mission de la Monuc est différente de celle de la CPI.

Les députés et sénateurs en vacances parlementaires demandent à la Mission de l'Onu en RDC (Monuc) d'user de son influence sur la Cour pénale internationale, CPI, pour que cesse provisoirement toute poursuite judiciaire contre les seigneurs de guerre de l'Ituri. Ils l'ont signifié lundi au représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Allan Doss, au cours de sa visite à Bunia. Ces députés ont soutenu leur démarche en déclarant que le transfert du colonel Mathieu Ngudjolo, ancien leader du FNI, n'a pas facilité la poursuite du processus de pacification en Ituri, rapporte radiookapi.net.

Le sénateur Bura Pulunyo: «Après l'arrestation de Ngudjolo, vous avez vu que du côté d'Irumu, il y avait des problèmes, jusqu'à maintenant il y a des problèmes. Nous craignons que de tels problèmes puissent s'étendre. Pour la paix, je crois que ce qui se passe actuellement du côté d'Irumu, est à éviter. Aujourd'hui, on peut avoir un Ngudjolo qui est parti, peut-être qu'on risque de créer un 2ème Ngudjolo.

Voilà pourquoi, j'ai pu demander au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, de pouvoir intervenir auprès de la Cour pénale internationale, pour que les arrestations qui vont se faire aujourd'hui ou demain ici, se fassent après un certain temps. En les faisant maintenant, on risque d'avoir un résultat contraire. Nous ne disons pas qu'il ne faut pas arrêter Ngudjolo, chacun doit répondre de ses actes. Mais je crois qu'il faut chercher le moment approprié pour le faire ».

Face à cette demande, le responsable de la Monuc a tenu à préciser que la Cour pénale internationale a un mandant différent et parallèle à celui de son organisation. Selon Allan Doss, la CPI mène toutes ses actions en toute indépendance : «Pour nous Monuc ou les Nations unies, la Cour pénale internationale est une institution totalement indépendante et autonome, qui ne relève pas du tout de moi. Leurs décisions, leurs procès, tout ça se fait par eux-mêmes. Surtout le processus d'inculpation, d'arrestation, c'est décidé par eux-mêmes.

DES MANDATS DIFFERENTS

La cour a son mandat, il y a un accord entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et la cour. L'action qui a été prise était en conformité avec cet accord, dans les statuts et le mandat de la Cour pénale. Notre rôle n'est qu'un simple rôle de logistique. Les décisions, sur qui peut être poursuivi, les procès et les jugements, tout ça relève directement de la Cour pénale internationale et non pas de la Monuc ».

Pour le chargé de communication du bureau sur terrain de la CPI à Kinshasa, les actions judiciaires menées par son institution ont également pour objectif de pacifier la RDC en poursuivant les criminels.

Be the first to Write a Comment!

Copyright © 2008 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.


SELECT
SELECT

Le top des actualités: Congo-Kinshasa

Ask Obama a Question