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Mali: In Memorium - Il y a deux ans, le Bluesman nous quittait


 

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Les Echos (Bamako)

6 Mars 2008
Publié sur le web le 6 Mars 2008

Amadou Sidibé

Sept mars 2006, 7 mars 2007, il y a deux ans, jour pour jour que disparaissait à Bamako, Ali Farka Touré, le bluesman. Il souffrait d'un cancer des os depuis plusieurs années et était paralysé depuis quelques mois. Ali Farka Touré, le bluesman le plus doué de sa génération repose pour l'éternité dans son Niafunké natal. Il a bénéficié de funérailles nationales et sa disparition a été ressentie dans le monde entier à travers de grands médias.

Au moment où la mort l'arrachait, Ali Farka Touré venait de terminer son dernier album en solo. Il s'intitule « Savane », en guise d'album posthume, héritage d'Ali Farka Touré que Ry Cooder qualifie « d'absolument parfait ». « Savane » est donc le troisième et dernier volet de la série d'enregistrements réalisés à l'Hôtel Mandé, à Bamako. Il s'inscrit notamment dans la lignée de « In The Heart Of The Moon », un projet commun réalisé avec l'artiste Diabaté, qui avait remporté un Grammy Award. Treize nouveaux morceaux bruts retracent en quelque sorte l'épopée spirituelle de l'artiste, dans une ambiance traditionnelle largement mise en valeur par des arrangements novateurs.

Africain à recevoir un Grammy Awards en 1995 pour son album « Talkin Timbuctu », le fondateur de la « Troupe 117 » (il l'a créée pour la première fois en 1960) en a obtenu un second en février 2006 pour son dernier album, « In the Heart of the Moon » avec Toumani Diabaté.

De son vrai nom de son vrai nom Ali Ibrahim Touré, Ali Farka Touré a marqué de son empreinte l'histoire de la musique africaine et, plus largement, de la world music. Ayant acquis une renommée internationale au cours d'une carrière de plus de 30 ans, le musicien malien a toujours su conjuguer sa passion de la musique et l'amour.

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Après une carrière internationale bien remplie, l'auteur du tube « Talking Timbuktu », et de Radio Mali, annonce en 1997 qu'il veut se consacrer à l'agriculture dans son village, Niafunké. Son investissement principal sera de faire installer des pompes à eau puisant dans le Niger pour l'irrigation des champs aux alentours. L'amour de sa patrie, son dévouement pour la cause de sa communauté, pour le développement local, fera qu'il sera élu maire de la ville de Niafunké.

C'est dans l'exercice de son mandat de maire qu'Ali nous a quitté laissant derrière lui des millions de fans inconsolables. Toutefois, l'espoir est permis, son fils, Vieux Farka, est en train de monter sur les grands chevaux de son Papa.

Dors en paix, Bluesman !



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