Notre Voie (Abidjan)

12 Mars 2008

Cote d'Ivoire: Lutte contre le paludisme - Le programme national constitue un pool de formateurs

Dr. San Koffi Moïse, directeur coordinateur du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), est en train de poursuivre la déclinaison de son plan de prise en charge correcte du paludisme à l'échelle de la Côte d'Ivoire.

Après avoir obtenu un appui du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, il a entrepris depuis lundi dernier à Daoukro (Centre de la Côte d'Ivoire à 242km d'Abidjan), un atelier pour la mise en place d'un pool de 76 formateurs régionaux capables d'assurer le renforcement des capacités des prestataires de soins dans la prise en charge du paludisme et à l'utilisation des outils de collecte de données selon le protocole national.

Au cours de la cérémonie d'ouverture qu'a présidée le secrétaire général de la préfecture de Daoukro, Dr. San Koffi a présenté le paludisme comme "une arme de destruction massive",qui tue 2800 enfants de moins de cinq ans par jour en Afrique tout comme le 11 septembre 2001, "2700 personnes ont péri à la suite des attentats de new York en une journée ". Pour lui, les raisons de cette poussée du paludisme dans les régions africaines sont l'ignorance des populations, les insuffisances des intervenants de lutte contre le paludisme, la faiblesse du système d'offre de soins, la résistance aux médicaments, l'insuffisance de formation et de suivi des personnels chargés de la santé. Grâce à cet appui du fonds mondial, qui est géré par l'ONG international Care, le PNLP pourra offrir une prise en charge correcte et efficace des malades du paludisme.

De son côté, Dr. Kouadio Blaise, directeur coordonnateur du projet malaria à Care International a rappelé que le projet mis en route par le PNLP vise à " réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme chez les femmes enceintes et chez les enfants âgés de moins de 5 ans d'ici à 2011 dans 19 districts sanitaires répartis sur l'ensemble des 19 régions administratives ". Il a précisé que dans chaque région administrative, le district choisi est celui où l'incidence du paludisme est le plus élevée.

Les participants sont donc en train d'être formés à la prise en charge du paludisme (cette session concerne 38 personnes) et à la l'utilisation des outils de collecte de données et à la gestion des antipaludiques et des moustiquaires imprégnées d'insecticides (cette session concerne aussi 38 personnes).

L'atelier de Daoukro, qui prend fin le vendredi prochain, permettra aux 76 personnes formées de former à leur tour dans les 30 jours qui suivent 950 prestataires exerçant dans les hôpitaux et centres de santé.

Depuis avril 2005, le ministère de la santé et de l'hygiène publique a adopté un nouveau protocole de prise en charge du paludisme en Côte d'Ivoire. Ainsi la chloroquine qui était le médicament de première ligne jusqu'en 2003 a fait place à l'utilisation des combinaisons thérapeutiques à base de dérivés d'Artémisinine (CTA) dans le traitement du paludisme simple, et la quinine pour les cas de paludisme grave. Ce nouveau protocole est en train d'être expliqué, au cours de cet atelier.

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