La Presse (Tunis)

Tunisie: Arts plastiques - Rouge et noir au Violon Bleu

Alya

15 Mars 2008


Chez les Hamdi, on a le sens des couleurs et des contrastes, des oppositions de tons et des alliages contraires.

Après que Khédija Hamdi, sa fille, ait décliné, dans son espace Ikos, les noirs et blancs sur le thème de «Carré noir sur fond blanc» de Male Vitch, Essia Hamdi a choisi de jouer une partition sthendalienne, et de délaisser un temps le bleu de son violon des origines pour faire vibrer le rouge et le noir.

Les artistes, invités à travailler sur ce thème, ont accepté le jeu, et se sont engagés dans cette joute chromatique, unifiant leurs différences par ce choix délibéré. Ils venaient pourtant tous d'horizons différents, d'écoles différentes et appartenaient à des générations différentes. Ce qui n'empêchait pas l'exposition, de très belle tenue, de les harmoniser sur ses cimaises.

Rouge et noir pour Abderrazak Sahly, dont on sait que ce sont souvent là des couleurs privilégiées, et qui nous offre un superbe panneau de céramiques au sol.

Rouge et noir pour les portraits, affrontés et confrontés de Hamadi Ben Saâd, qui se côtoient sans jamais se regarder, masques inquiets et inquiétants d'une non-rencontre.

Rouge et noir pour Férid Belkahia, qui teinte ses parchemins de henné, de harqous et de teintures végétales. Et Férid Belkahia présente, dans cette exposition, une magnifique composition de plusieurs éléments juxtaposés.

Noir à peine éclairé de reflets rouges pour Samy Ben Ameur, qui tend ses belles sur des cerceaux et leur donne l'étonnante apparence de métal martelé et rouge de feu.

Noir, en camaïeu pour Arman, aujourd'hui disparu, et dont la galeriste présente une symphonie de violons superposés sur une immense toile.

Liens Pertinents

Noir encore, pour l'impressionnante sculpture de Sacha Sosno, apôtre de l'oblitération, où seul un regard d'homme de bronze filtre entre deux énormes blocs de marbre .

Adel El Siwi, l'Egyptien, décline ses masques africains, fasciné par cette part d'africanité Ce chirurgien qui a oublié la médecine, pour se consacrer à plein temps à la peinture. Fateh Al Moudaress, Syrien, est le premier peintre arabe à avoir travaillé sur les accumulations, et pourrait être dans la ligne d'Arman. Ses superpositions de têtes rouges sont assez étonnantes. Cependant que Sebhan Adam, que s'arrachent toutes les galeries internationales, présente ses étranges personnages d'une sombre et obscure humanité.

Be the first to Write a Comment!

Copyright © 2008 La Presse. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.


SELECT
SELECT

Le top des actualités: Tunisie

Ask Obama a Question