Hasna Yacoub
19 Mars 2008
Les Américains n'ont pas à s'ingérer dans les affaires algériennes
L'ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, Robert Ford, a rectifié le tir hier en affirmant, en marge de la 4ème rencontre des institutions arabes des droits de l'Homme, que «les rencontres de l'ambassade des Etats-Unis à Alger avec les représentants de partis politiques ou des membres de la société civile entrent dans le cadre des programmes d'échanges sur les plans social et culturel entre les deux pays. Nous écoutons leurs préoccupations et nous essayons d'apporter notre soutien».
«Il est tout à fait normal que les Etats-Unis s'intéressent à la politique algérienne et que l'Algérie s'intéresse à la politique américaine. Les Américains n'ont pas à s'ingérer dans des sujets tels que la révision de la Constitution ou le troisième mandat, il s'agit là d'une décision qui revient au peuple algérien. Les Etats-Unis vont travailler et coopérer avec l'actuel Président et le prochain», a-t-il ajouté. Mettant beaucoup d'eau dans son vin, l'ambassadeur américain dira, au sujet de la liberté des cultes en Algérie, que «les églises doivent respecter les lois algériennes. Il y a des procédures à respecter et toutes les églises doivent s'y soumettre.
Est-ce que les églises ont demandé l'autorisation aux autorités algériennes d'exercer leurs activités ? Les Etats-unis ne s'ingèrent pas dans la législation interne d'un pays souverain».
C'est là la réponse de Robert Ford aux dernières déclarations du chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, qui avait dénoncé les «immixtions américaines» dans la politique intérieure algérienne.
Le représentant de la diplomatie américaine à Alger a souligné, par ailleurs, la nécessité d'un dialogue entre l'Algérie et les Etats-Unis au sujet des droits de l'Homme car «l'Algérie est un Etat important et d'une grande influence sur le continent africain et dans le Monde arabe». A ce sujet, Robert Ford estime que le dernier rapport du département des Affaires étrangères américain sur l'état des droits de l'Homme en Algérie «n'est pas sévère».
L'ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, Robert Ford, a rectifié le tir hier en affirmant, en marge de la 4ème rencontre des institutions arabes des droits de l'Homme, que «les rencontres de l'ambassade des Etats-Unis à Alger avec les représentants de partis politiques ou des membres de la société civile entrent dans le cadre des programmes d'échanges sur les plans social et culturel entre les deux pays. Nous écoutons leurs préoccupations et nous essayons d'apporter notre soutien».
«Il est tout à fait normal que les Etats-Unis s'intéressent à la politique algérienne et que l'Algérie s'intéresse à la politique américaine. Les Américains n'ont pas à s'ingérer dans des sujets tels que la révision de la Constitution ou le troisième mandat, il s'agit là d'une décision qui revient au peuple algérien. Les Etats-Unis vont travailler et coopérer avec l'actuel Président et le prochain», a-t-il ajouté. Mettant beaucoup d'eau dans son vin, l'ambassadeur américain dira, au sujet de la liberté des cultes en Algérie, que «les églises doivent respecter les lois algériennes. Il y a des procédures à respecter et toutes les églises doivent s'y soumettre.
Est-ce que les églises ont demandé l'autorisation aux autorités algériennes d'exercer leurs activités ? Les Etats-unis ne s'ingèrent pas dans la législation interne d'un pays souverain».
C'est là la réponse de Robert Ford aux dernières déclarations du chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, qui avait dénoncé les «immixtions américaines» dans la politique intérieure algérienne.
Le représentant de la diplomatie américaine à Alger a souligné, par ailleurs, la nécessité d'un dialogue entre l'Algérie et les Etats-Unis au sujet des droits de l'Homme car «l'Algérie est un Etat important et d'une grande influence sur le continent africain et dans le Monde arabe». A ce sujet, Robert Ford estime que le dernier rapport du département des Affaires étrangères américain sur l'état des droits de l'Homme en Algérie «n'est pas sévère».
Otages autrichiens : les Etats-Unis d'Amérique prêts à apporter leur aide
L'ambassadeur américain Robert Ford a déclaré, hier, que les Etats-Unis condamnent l'acte de kidnapping des deux touristes autrichiens et «revendiquent leur liberté non conditionnée» avant d'ajouter : «Les Etats-Unis ont les moyens d'aider les autorités des pays victimes de kidnappings et de terrorisme en général, il faut juste une certaine coopération et un échange entre nos pays.» Il déclare, en outre, que «toute la communauté internationale est concernée par le fléau du terrorisme. Il ne se limite pas uniquement aux pays du Maghreb». Robert Ford démontre ainsi le changement de la conception des Etats-Unis vis-à-vis de l'Algérie. Il ne s'agit plus aujourd'hui de «terrorisme en Algérie» mais «dans les pays du Maghreb». Le diplomate évoquera le dernier attentat kamikaze à Karbala, pour dire que «les attentats kamikazes ne se limitent pas au Maghreb».
Ksentini persiste : «Les prisonniers algériens en Libye ont été graciés»
Me Ksentini, le président de la CNCPPDH, a confirmé de nouveau hier que les détenus algériens en Libye, au nombre de 56, ont été graciés par Mouamar El Kadhafi, infirmant par là même la dernière information rapportée par la chaîne de télévision El Djazira qui avait fait état d'un démenti du ministère des Affaires étrangères libyen en citant une source bien placée dans ce ministère. «Nous attendons le développement de cette affaire parce qu'il y a nécessairement des démarches administratives à suivre», affirme Me Ksentini.
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