BIENVENU IPAN
21 Mars 2008
Kinshasa — L'organisation de défense des droits de l'homme Human Right Watch (HRW), a dénoncé mercredi, de sérieux vices de forme électoraux et violations des droits de l'Homme par les autorités zimbabwéennes, doutant ainsi de la tenue d'élections libres dans ce pays africain. Raison pour laquelle de nombreuses voix s'élèvent pour demander à Robert Mugabe de laisser les Zimbabwéens choisir librement leurs dirigeants.
A une semaine de l'organisation des élections générales dans son pays, le président zimbabwéen Robert Mugabe est pointé du doit accusateur. Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mercredi de « sérieux vices de forme électoraux et violations des droits de l'Homme par le gouvernement » zimbabwéen, doutant de la tenue d'élections libres et équitables la semaine prochaine, a indiqué Romandie News.
« Tandis que les Zimbabwéens se préparent à voter le 29 mars, de sérieux vices de forme électoraux et des violations des droits de l'Homme par le gouvernement sabotent tout espoir sérieux d'élections libres et justes », a dénoncé l'organisation dans un rapport publié à Johannesburg.
« En dépit des améliorations des lois électorales sur le papier et en dépit d'un niveau moins élevé de violences et d'intimidations, (...) les préparatifs de ces élections ont été tout aussi viciés que pour les précédentes », a souligné Tiseke Kasambala, chercheuse de HRW, en présentant ce rapport. Il sied de noter que les Zimbabwéens vont, pour la première fois, voter le même jour pour la présidentielle, les législatives, les sénatoriales et les municipales.
UN CHOIX LIBRE
« En terme d'intimidations et de violences politiques, entre septembre 2007 et mars 2008, Human Rights Watch a répertorié au moins 12 incidents (...) particulièrement dans les fiefs du parti au pouvoir », l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF), a précisé cette chercheuse zimbabwéenne qui a effectué sept missions sur place depuis septembre.
« La police n'est toujours pas neutre et toujours partisane, ce qui est très préoccupant », a-t-elle poursuivi, faisant état de « l'implication de la police dans des actes de violence contre l'opposition, des militants de la société civile ou quiconque perçu comme critique envers le gouvernement ( ) Le travail des journalistes est toujours très restreint », a-t-elle ajouté avant de déplorer une couverture déséquilibrée de la part des médias d'Etat qui ont, en février par exemple, couvert la Zanu-PF et le président Mugabe cinq fois plus que l'opposition.
Alors que le régime Mugabe refuse d'inviter les observateurs occidentaux, HRW, elle, a conclu en appelant « les observateurs internationaux à aller sur le terrain et à prendre en compte le contexte électoral et pas seulement les conditions électorales le jour du vote ».
Eu égard à ce qui précède, plus d'une personne invitent le président Mugabe à organiser des élections qui soient démocratiques, libres et transparentes. Une occasion qui permettra à chaque Zimbabwéen d'opérer le choix de nouveaux dirigeants à travers les urnes. C'est alors seulement que Robert Mugabe pourra redorer son blason terni par les échecs de la réforme agraire.
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