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Ghana: Agronomie - Huit doctorants ouest-africains à l'Université d'Accra
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Le Pays (Ouagadougou)
25 Mars 2008
Publié sur le web le 25 Mars 2008
Huit étudiants d'Afrique de l'Ouest commencent des études de haut niveau au Centre pour l'amélioration des cultures d'Afrique de l'ouest (WACCI) afin de trouver de nouvelles voies pour améliorer les cultures africaines
Les huit premiers candidats au doctorat sponsorisé par l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) vont entamer leurs études de haut niveau à l'Université du Ghana à Legon, espérant trouver de nouvelles voies pour améliorer les cultures à travers l'Afrique de l'ouest, ont annoncé le 12 mars 2008 les représentants officiels assistant à la cérémonie d'inauguration du programme.
Le professeur Eric Danquah, directeur du West Africa centre for crop improvement (Centre d'Afrique de l'Ouest pour l'amélioration des cultures) (WACCI) de l'université, a déclaré que la première classe d'étudiants de haut niveau envoie un message d'espoir à travers toute la région, et permet de préparer une nouvelle génération de chercheurs africains, effort qui est essentiel pour arrêter la "fuite des cerveaux" de chercheurs africains quittant le continent pour les pays développés. Les huit ont été sélectionnés parmi plusieurs centaines de candidats.
"Nous avons été extrêmement impressionnés par les diplômes de tous les candidats et en particulier des huit candidats sélectionnés", a déclaré Danquah. "J'attends avec impatience de les guider dans des études de sciences agronomiques de haut niveau qui seront axées sur les cultures indigènes qui permettront aux exploitants agricoles africains d'améliorer leurs rendements".
Le docteur Joe DeVries, responsable du programme semences de l'AGRA, a déclaré que les étudiants représentent des intérêts et des pays divers. Ils sont originaires de cinq pays d'Afrique de l'ouest - le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Niger et le Nigeria - et étudient sept types de cultures différentes - le manioc, le niébé, le maïs, le millet, le riz, le sorgho et la patate douce. Et chacun d'entre eux, a-t-il ajouté, rêve d'aider les exploitants agricoles de son pays et d'améliorer la qualité des denrées alimentaires pour tous.
120 sélectionneurs de plantes à former en une décennie
"Une des caractéristiques essentielles de ce programme fait que les chercheurs se sont non seulement engagés à suivre deux années d'études à l'Université du Ghana, mais devront également une fois de retour dans leur pays, mettre en pratique ce qu'ils ont appris en cours et dans les laboratoires », a indiqué DeVries. Ces étudiants permettront de réduire les déficits en matière de capacités scientifiques pour améliorer et adapter les cultures nécessaires afin de répondre aux besoins alimentaires spécifiques de l'Afrique. Nous sommes fiers au sein de l'AGRA d'apporter notre appui à ce programme de l'université du Ghana".
Les étudiants et les pays dont ils sont originaires sont indiqués ci-dessous :
- Issaka Ahmadou (Niger)
- Mamadou Ibrahim Aissata (Niger)
- Maxwell Darko Asante (Ghana)
- Moses Adeolu Adebayo (Nigeria)
- Mamadou Coulibaly (Mali)
- Solomon Gyan (Ghana)
- Somé Koussao (Burkina Faso)
- Ndubuisi Damian Njoku (Nigeria)
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Lors de la cérémonie à Accra des représentants du ministère ghanéen de l'Education, de l'Université du Ghana et du Forum for agricultural research in Africa (FARA) du Ghana ont pris la parole.
Dans un discours lu par le docteur Rexford Osei, le ministre de l'Education, de la Science et des Sports, l'Honorable professeur Dominic Fobih a déclaré : "C'est une bonne nouvelle que l'AGRA ait oeuvré pour la création de ce centre d'excellence pour la formation de sélectionneurs de plantes de haut niveau. La création de ce centre d'excellence va dans le sens des Initiatives science et technologie de l'Union africaine (UA) et du NEPAD présentées dans le Plan d'action consolidé de l'UA élaboré par le Conseil ministériel africain sur la science et la technologie".
Le partenariat de l'AGRA avec l'Université du Ghana à Legon, et l'Université du Kwazulu-Natal, devrait permettre au cours de la prochaine décennie de former 120 sélectionneurs de plantes africains dont on espère beaucoup et d'en faire des chercheurs titulaires d'un doctorat, dans le cadre d'études dispensées au Ghana et en Afrique du Sud. Au final, ces chercheurs sur les récoltes aideront à créer la masse critique de connaissances sur les cultures en Afrique nécessaires pour en finir avec les crises alimentaires sur le continent. Les étudiants s'inscriront soit au West Africa centre for crop improvement (WACCI) à l'Université du Ghana, soit à l'African centre for crop improvement (Centre africain pour l'amélioration des cultures) (ACCI) à l'Université du Kwazulu-Natal en Afrique du Sud.
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