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Ile Maurice: La Bank of Mauritius sollicite l'aide de l'Etat


 

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L'Express de Madagascar (Antananarivo)

27 Mars 2008
Publié sur le web le 27 Mars 2008

Le gouverneur de la Bank of Mauritius (BoM), Rundheer-sing Bheenick, demande l'aide de l'État mauricien pour la maîtrise du flux de capitaux étrangers à court terme qui submergent le pays. À travers son budget, mais également à travers les institutions sous soncontrôle, l'État est exhorté à faire un plus gros effort afin d'aider à annihiler les effets négatifs de ces flux. La BoM, cependant, laisse à l'État, le choix de la procédure qu'il souhaite adopter.

Mardi, dans la matinée, le Monetary Policy Committee (MPC) de la BoM a tenu une conférence de presse dans le but d'expliquer sa décision de baisser son taux d'intérêt directeur de 50 points de base. Cette décision de ramener son Repo Rate de 9 à 8,5 %, prise lundi par le comité à l'issue d'un vote, a été mûrement réfléchie, laisse entendre Rundheersing Bheenick lors de sa conférence.

Mais la principale préoccupation de la Banque centrale demeure le défi que représente l'afflux massif de capitaux pour la mise en oeuvre de sa politique monétaire.

Solution temporaire

La Banque centrale a reconnu que l'utilisation du taux d'intérêt comme instrument de contrôle ou celle de l'ajustement du taux de change comme solution temporaire ne peuvent être considérées comme une attitude prévoyante.

Une augmentation de la productivité est la solution idéale à préconiser. Mais le sérieux problème auquel est confrontée la Banque reste celui de juguler l'inflation et, en même temps, de préserver la compétitivité des entreprises d'exportation contre l'afflux massif des capitaux étrangers.

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Les excédents de liquidités en devises étant justement à la base de la folle volatilité de la roupie. Selon le gouverneur, le MPC a, avec attention, pris en compte les récents événements économiques et financiers intervenus autant à Maurice que sur le plan international pour arriver à la décision de baisser le taux d'intérêt.

Bien que les perspectives de croissance soient assez fortes, l'on ne peut passer outre les risques de récession économique globale. En effet, la crise économique qui sévit au plan international et qui ralentit la croissance dans plusieurs pays développés pourrait constituer un facteur de risque pour le secteur manufacturier.

Les activités d'exportation de ce secteur qui emploie 67 314 personnes, comptent pour 20 % du Produit intérieur brut. Déjà, l'appréciation de la monnaie nationale agit de façon sérieuse sur la compétitivité de ce secteur. Mais, heureusement, selon le MPC, le secteur bancaire a, en général, échappé à ces soubresauts.



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