Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Lutte contre les violences sexuelles - Elaboration d'un plan mixte FARDC-PNC

Reymond Reymond Senga Kosi

7 Avril 2008


Kinshasa — Les hommes en arme cités souvent comme auteurs de violences sexuelles, les hautes autorités policières et militaires se sont impliquées dans la lutte contre ce fléau.

Cette implication a donné lieu à l'élaboration d'un plan mixte d'actions pour la lutte. Mais sa mise en oeuvre nécessite des moyens. Ce qui justifie l'organisation, le vendredi 4 avril 2008 au cercle de Kinshasa à Gombe, de la journée de plaidoyer en faveur du plan mixte FARDC-PNC.

La journée de plaidoyer organisée grâce à l'appui de l'UNFPA a eu pour objectif d'obtenir du gouvernement, ainsi que des partenaires locaux et étrangers les moyens nécessaires pour la mise en oeuvre du plan mixte FARDC-PNC. Le plan dont le coût global s'élève à 5.193.480 dollars américains s'articule autour de quatre volets, à savoir : sécuritaire, judiciaire, médico-sanitaire et psychosocial. De ce coût, seulement 4% des fonds sont disponibles grâce à l'UNFPA.

Un accent particulier est mis sur les volets sécuritaire et judiciaire du plan mixte, au regard des missions ordinaires de la police et de l'armée. Lesquelles sont axées sur la protection de la population civile et de l'intégrité du territoire national. De par ces missions, le plan mixte préconise, entre autres, de mettre en place au sein des inspections provinciales, des unités de lutte contre les violences sexuelles, afin de protéger les personnes ainsi que leurs biens et lutter contre l'impunité. Dans sa mise en oeuvre, le plan mixte entend s'appuyer sur des stratégies telles que le renforcement des capacités des hommes en uniforme dans la protection et la prise en charge des victimes des violences sexuelles, le renforcement du rôle de la justice militaire. A noter que le plan mixte est coordonné par le Programme de l'armée de lutte contre le Sida (PALS) et le Programme du ministère de l'Intérieur de lutte contre le Sida (PMILS).

Ouvrant la journée de plaidoyer, la représentante de l'UNFPA, Dr Margaret Agama, a souligné que l'activité s'inscrit dans le cadre de la campagne de lutte contre les violences sexuelles lancée le 18 mars dernier par la ministre du Genre, Famille et Enfant. Elle a rappelé que le plan mixte est le résultat du partenariat avec les FARDC et la PNC en matière de Vih/Sida, mais qui s'est maintenant élargi dans la lutte contre les violences sexuelles. Elle a réitéré l'engagement de l'UNFPA à collaborer avec les autorités congolaises dans le cadre de son programme-pays 2008-2012. Pour sa part, le vice-ministre de la Défense nationale a souligné que la Plan mixte pour renforcer des efforts déjà fournis à tous les niveaux, d'autant plus que le profil des auteurs en ce qui concerne les militaires est passé de 77% à 35%. Il inscrit ce progrès également dans la campagne tolérance zéro lancée par le chef de l'Etat. Il a soutenu que des efforts seront redoublés en matière de prévention et de protection.

Présent à la journée, l'ambassadeur de Belgique, M. Johan Swinnen, a relevé l'implication au plus haut niveau du gouvernement belge dans la lutte contre les violences sexuelles en RDC.

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