Kimp.
10 Avril 2008
La dernière révision à la hausse des produits pétroliers est encore de brûlante actualité. Aussi, dans le souci de recueillir les réactions du commun de Kinois, Radio Okapi a largué un de ses journalistes sur le terrain.
Nono Ngoy, qui se trouvait hier après-midi dans le périmètre de Kintambo-Magasins, en train d'interviewer quelques personnes au niveau du parking des taxis, s'est vu interpellé puis arrêté par des policiers qui patrouillaient non loin de là.
Avant d'être conduit dans un sous-commissariat de police proche pour s'expliquer sur son « infraction », il a eu le temps d'alerter sa hiérarchie. Et celle-ci a fait bouger rapidement certains officiels, ce qui a permis la relaxation du confrère en fin d'après-midi. Que serait-il arrivé à Nono Ngoy s'il n'avait eu le réflexe d'envoyer à Radio Okapi un message de détresse ? La question reste posée.
Mais au regard de l'animosité de certains décideurs politiques et responsables des services spéciaux à l'égard de la presse, l'on peut affirmer qu'il allait certainement passer un mauvais quart d'heure d'un lieu mal famé, à l'image d'autres confrères et consoeurs arrêtés dans l'exercice de leur métier.
A la lumière de l'incident d'hier, l'on est en droit de se demander s'il est interdit aux Congolais de s'exprimer librement et publiquement, à travers les médias, sur des questions qui touchent à leur vécu quotidien. Le bref moment de tracasserie policière connu par Nono Ngoy pousse plus d'un professionnel des médias à croire que la liberté de la presse a encore un long chemin à parcourir pour s'imposer dans l'environnement congolais.
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