Abdoulaye TAO
11 Avril 2008
Ils sont entre 200 et 400 mille, selon les estimations, ces immigrés indésirables qui vivent en France. Leur tort, n'avoir pas de papiers de séjour.
A ses frontières, l'Hexagone a durci les conditions d'accès sur son territoire. Le président français, Nicolas Sarkozy a même lancé sa nouvelle politique en la matière : l'immigration choisie. Ne viendront en France que ceux dont le pays a besoin. Finis donc les aventuriers dont l'objectif est de partir se faire de l'argent par n'importe quel emploi.
A l'intérieur des frontières, le gouvernement Fillon organise une traque contre les sans-papiers, une traque à mort. Un malien se jette dans la Seine, une Chinoise qui se défenestre et un Kényan, débouté du droit d'asile qui se suicide. La liste de cette tragédie humaine classée au rang de simples faits divers, est longue et ne semble pas encore avoir atteint la cote d'alerte qui nécessiterait une vraie solution de la part des autorités françaises.
Le fait est que cette traque est mortelle et fait planer un sentiment de terreur sur ces immigrés clandestins. Pour atteindre ses quotas de reconduites à la frontière, le gouvernement Fillon, s'il continue dans cette lancée, va bientôt se retrouver avec toutes les associations de défense des droits humains à dos. Celles-ci n'ont d'ailleurs pas hésité à réclamer la régularisation de ces sans- papiers pour en finir avec ces épisodes dramatiques.
C'est une solution parmi d'autres car l'image de ces Africains traqués dans les rues de l'Hexagone comme des animaux sauvages, n'honore personne, pas même le policier qui fait son travail et est souvent à l'origine des accidents mortels, malgré lui.
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