Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Burkina Faso: Campagne cotonnière 2008 - 2009


L'Observateur Paalga (Ouagadougou)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

L'Observateur Paalga (Ouagadougou)

22 Avril 2008
Publié sur le web le 23 Avril 2008

Ousséni Ilboudo

La saison des bonnes nouvelles

C'est maintenant une tradition depuis la mise en oeuvre du plan de relance de la production cotonnière : deux fois par an, en début et en fin de campagne, la tête de pont de la filière, la Société des fibres textiles du Burkina (SOFITEX), va à la rencontre des producteurs pour faire le bilan, tirer les enseignements de la campagne passée et faire des projections pour l'avenir.

Ces forums ont commencé le 17 avril 2008 et se poursuivent jusqu'au 26 avril prochain. Nous étions, la semaine dernière, de cette randonnée cotonnière, de laquelle il ressort que, si les deux saisons écoulées ont été cauchemardesques, la campagne 2008/2009 s'annonce sous de meilleurs auspices..

Yendéré, quelque 150 kilomètres de Bobo-Dioulasso, à la lisière de Niangoloko. Nous sommes à un jet de pierre de la frontière ivoirienne. La Léraba, qui a donné son nom à la province, est juste à côté, une dizaine de kilomètres à peine. Pour quelqu'un qui vient de Ouagadougou, où la chaleur, en ce mois d'avril, est à la limite du supportable, le temps est plutôt clément.

La rencontre avec les producteurs et la délégation de la Société des fibres textiles du Burkina (SOFITEX), conduite par Arsène Somda, le chef de région, est bercée par le bruit saccadé d'un moulin et le battement des mains de femmes qui pilent dans la cour attenante. Le parking où sont garées essentiellement des motos à vitesses, souvent en version super, est un indicateur de la relative prospérité des cotonculteurs.

Très en verve, Arsène Somda et Aboubacar Djinko tiennent le crachoir depuis un bon bout de temps. Il faut dire qu'ils sont venus avec, sous la main, de bonnes nouvelles. L'ambiance détendue, parfois rieuse, est loin, très loin des forums houleux de mai 2007 quand les ambassadeurs du Directeur général Célestin Tiendrébéogo étaient porteurs de mauvaises informations : non seulement le prix plancher d'achat du coton graine allait baisser (145 FCFA), mais celui des intrants devait connaître une hausse. Alors, on imagine que certains de ses cadres auraient pu dire à Célestin d'aller lui-même annoncer ces "funérailles" aux producteurs qu'ils ne s'en seraient pas privés. Et de fait, les échanges furent tendus.

Une saison plus tard, les résultats de la campagne 2007/2008 sont pour le moins décevants : pour ne parler que de la zone SOFITEX, on a seulement récolté 310 000 tonnes de coton graine (1) contre 557 600 la saison écoulée, soit une chute de 44%. Dans la même période, les superficies emblavées sont passées de 615 000 ha à 365 000 ha (40% de moins), les rendements au champ suivant la même courbe, descendante, pour s'établir autour de 877 kg/ha.

Qu'il semble loin, le rêve du million de tonnes, caressé il y a seulement quelques années quand la production culminait à 650 000 -700 000 tonnes ! Les causes de cette moisson : l'installation tardive des pluies puis leur arrêt brutal, des poches de sécheresse par-ci, des inondations par-là ; avec, en prime, le boycott de certains producteurs, principalement dans le Kénédougou -Sud et dans la Léraba. Est-ce d'ailleurs pour cela que le Dagari Arsène Somda, jusque-là à Houndé, a récemment été affecté dans les Cascades ?

La mort est ressuscitée

Toujours est-il qu'avec ses parents à plaisanterie, il a tenu en ce vendredi 18 avril 2008 un langage direct et de vérité ; à grand renfort de proverbes, de paraboles et de gentilles piques. Comme lorsqu'il dit, pour mettre en exergue l'importance de ses interlocuteurs et le rôle principal que ceux-ci jouent dans le développement de la filière, que les usines d'égrenage ne fonctionnent pas avec du bangui (la boisson alcoolisée du cru), mais bien avec du coton.

Hilarité générale dans l'assistance. Au sujet du classement, parfois litigieux (1er ou 2e choix), du coton, à un paysan qui lui faisait remarquer que "si tu veux savoir comment ta mère décédée est couchée dans sa tombe, il faut forcément être à son enterrement", Arsène le rhéteur réplique avec un art consommé de la répartie : "Si tu as confiance au fossoyeur, tu n'as pas besoin de te rendre au cimetière pour le savoir". La confiance règne.

Liens Pertinents

Vendredi dernier à Yendéré donc, l'ambiance était plutôt bon enfant, tout comme la veille à Tiéfora (à 25 kilomètres de Banfora) avec Boureima Kantagba, le chef du Service crédit agricole, ou le lendemain à Tiara (40 km de Bobo sur la route d'Orodara).

Page 1 of 4123>Last »


AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




La FAO encourage à planter du riz aussi en août
Café-cacao - "Que les vrais commanditaires soient débusqués"
Le DG de la SODEFITEX "satisfait" du déroulement de la campagne agricole
Site rizicole de Masina III - Distribution des kits d'intrants aux riziculteurs
Le biocarburant issu du 'jatropha' gagne du terrain





Les plus actifs du jour