|
|
Cameroun: Livres - comme une épée de Damoclès
![]() |
||||||||||
|
||||||||||
Cameroon Tribune (Yaoundé)
REVUE LITTERAIRE
24 Avril 2008
Publié sur le web le 24 Avril 2008
Alain Tchakounte
Le roman de Blasius Ngome, « J'ai le sida », objet d'une étude universitaire est la critique des attitudes de la société envers la maladie.
A peine sorti et déjà étudié. « J'ai le sida » de Blasius Ngome, paru en 2005 à Macacos, a été l'objet d'une étude de littérature comparée dans le cadre de la prise de conscience de la maladie, avec le livre de Jamaica Kincaid, « Mon frère ». Il s'agit d'un mémoire présenté mercredi dernier par Mireille Flore Chamba Nana, à l'Université de Yaoundé I, en vue de l'obtention d'un DEA. Au-delà du carcan universitaire, « J'ai le sida » est déjà en lui-même tout un programme. A la fois de lutte contre cette pandémie, mais aussi de dénonciation de la stigmatisation et des préjugés conçus autour des malades.
L'histoire de « J'ai le sida », fort simple est conçue sur un suspense intenable. A la manière de quelqu'un qui attend des résultats déterminants pour sa vie et son devenir. Des résultats, dont la forme s'est dessinée au fil du temps par des indices plus ou moins vérifiés. C'est la situation de Damascus Sondia, qui, souffrant de mille maladies, passagères mais toujours présentes, se rend compte « qu'il était victime des signes qui ne trompent pas ». Les signes du sida, cette maladie qui « vous attrape quand elle veut ». D'ailleurs, l'ophtalmologue l'a vu dans ses yeux, qui lui a prescrit un test. Alors Damascus est convaincu d'avoir le mal du siècle. L'homme, pendant les sept jours d'attente des résultats du test, passe en rétrospective sa vie : femmes, envolées d'homme infidèle, vie en cavalcade et imprudences.
« L'objectif est de sensibiliser par la critique », explique l'auteur. Tous les maillons de la chaîne en prennent pour leur grade : les médecins, qui, sans préparation psychologique prescrivent des tests ; la proclamation des résultats qui ne tient pas compte des répercussions psychologiques ; les médias Et enfin, le mythe de « la maladie qui n'attrape que les autres ».
Blasius Ngome, sociologie des temps modernes, analyse les comportements et à travers cet ouvrage remet les pendules à l'heure, en ce qui concerne les appréhensions diverses autour de la maladie. On n'est pas loin d'un appel à l'introspection. Pourtant l'actuel chargé des Relations publiques à la Sonara est formel : « Il s'agissait, d'abord, à travers ce roman, de laisser quelque chose à la postérité. » Une postérité qui doit, qu'on le veuille ou non, prendre conscience de la gravité de la maladie. Et changer de comportements. La victoire sur le sida passe par là.
| |||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © 2008 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles . | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
![]()
|