Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Sénégal: Casamance attaque - Mains armées au village de Saré Boubou


Sud Quotidien (Dakar)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

Sud Quotidien (Dakar)

26 Avril 2008
Publié sur le web le 28 Avril 2008

Moussa Dramé Correspondant Permanent

Des biens emportés et des concessions brûlées

Le réveil a été très brutal hier vendredi au village de Saré Boubou dans la communauté rurale de Niagha à sept kilomètres de la frontière avec la Guinée-Bissau dans le Sud-est du département de Sédhiou. Des individus armés et encagoulés y ont volé des biens et mis le feu à toutes les concessions avant de s'éclipser.

C'est encore la consternation chez les populations de cette localité située à quelques encablures de la frontière d'avec la Guinée-Bissau. En effet, vendredi dernier, dès les premières heures de la matinée, ils ont reçu la visite d'hommes armés, en cagoule et dont on ignore encore le nombre. Ils ont volé des biens, du bétail et mis le mis le feu à toutes les concessions. D'après une source contactée sur place, ils s'étaient d'emblée emparés de leurs biens y compris le bétail avant de mettre feu à toutes les concessions du village sans toutefois faire de victime.

Liens Pertinents

C'est avec force que les populations de la zone ont tenu à déplorer cette attaque qui, malheureusement, selon eux, intervient au moment où toute la jeunesse de la communauté rurale de Niagha cherchaient encore à renouer le fil du dialogue avec toutes les communautés de la zone. Avec comme ambition, de renforcer la dynamique de paix bien enclenchée sur le terrain. C'est vraiment très regrettable ce qui vient d'arriver à Saré Boubou.

Pour certains, c'est en raison de l'absence de coups de feu que les soldats en poste à Bantanguel n'ont pas pu être au parfum de l'attaque. Mais, pour d'autres, les colonnes de fumée qui s'élevaient des concessions pouvaient servir à donner l'alerte. Sur place, nombreux sont ceux qui pensent que ces bandits armés s'étaient ensuite retirés dans une base rebelle nichée au coeur des forêts de Kaïra Mankono, en territoire sénégalais mais à la lisière de la frontière avec la Guinée-Bissau. Pour rappel, il faut signaler que la population de Saré Boubou est essentiellement composée d'anciens déplacés du conflit en Casamance et récemment retournés dans leur foyer d'origine.

Il faut aussi rappeler que cette zone était jusqu'à cet incident, l'une des plus calmes de la Casamance depuis quelques années. Ce qui justifie l'inquiétude des populations qui se souviennent encore de la dernière attaque d'envergure remontant en 2001 à Niagha, au cours de laquelle le directeur d'école du village avait été atrocement assassiné par des hommes armés.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 Sud Quotidien. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




Opération « Epervier » - Paul Biya déterminé à faire le ménage
La salubrité publique à la base d'une bagarre
Le verdict de l'appel de Nana Thibault en délibéré le 20 juin
L'ancien camp sucrier devient un repaire de malfaiteurs
Ils auraient reçu Rs 5 000 d'une femme pour tuer son mari