Le Messager (Douala)

Afrique: Pour beaucoup, le journalisme reste encore le plus beau métier du monde

Rassemblées Par Alain Njipou (stagiaire)

28 Avril 2008


Moeurs légères

Si pour beaucoup, le journalisme reste encore le plus beau métier du monde, il n'en demeure pas moins vrai que la profession est truffée des âmes sans scrupules qui jettent le discrédit sur ce noble métier. A l'aune de leurs agissements, on s'aperçoit que nombre de confrères ont raté leur vocation première et se retrouvent comme par effraction au sein du prestigieux gotha des gladiateurs de la plume et du micro. N'allez surtout pas leur poser la question au sujet de l'éthique, de la déontologie. Ils vous diront en paraphrasant Sartre que tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces... C'est à coup sûr que, fort de ce principe, plusieurs personnes se sont livrées à la débauche sexuelle. Hommes comme femmes, on est allé au septième ciel sans décoller. Plus grave, une journaliste exerçant en radio, venue de Yaoundé, aurait poussé plus loin le bouchon de la déviance. Non seulement en se livrant au premier venu mais surtout en s'arrangeant à subtiliser de l'argent auprès de sa victime avachie dans les bras de Morphée. Dernier exploit de notre consoeur: Vingt précieux billets de milles francs ont changé de loge.

Les journalistes en « tergal»

Décidément, le ridicule ne tue pas au Cameroun. Même pour du menu fretin, certains compatriotes sont prêts à se faire traîner dans la gadoue. C'est l'histoire cocasse en raccourci d'un directeur de publication (Dp) supposé être très proche du ministre Jacques Fame Ndongo. Le soi-disant protégé du ministre, dont le virus de l'affairisme est inoculé dans le sang a réussi, on ne sait par quelle alchimie, à se faire confier la responsabilité de l'achat des équipements (maillots, shorts, bas et gants qui ont manqué au gardien de buts). 150 mille Fcfa débloqués au forceps. Résultats, des maillots de seconde zone, presque en tissu tergal servis à la Dream team d'une sélection de journalistes. Même le rafraîchissement servi en fin de rencontre à la cohorte des chevaliers de la plume et du microphone n'a pas convaincu les plus sceptiques de la bonne foi de ce généreux Dp.

Les savoirs s'exposent dans les stands

A côté des stands où alcool et nourritures se sont disputés la vedette au village des jeux, une exposition d'ouvrages scientifiques, des prospectus et d'autres publications a aussi bénéficié d'une attention soutenue des mordus de la lecture. Le stand de l'université de Dschang représentée par le groupe d'intérêt économique a proposé entre autres, aux visiteurs des publications axées autour de l'économie, du droit des affaires, des théories économiques, les ressources humaines et le marketing. A un jet de pierre de là, une curiosité qui n'a guère laissé plus d'un indifférent. Le stand de l'école de langue japonaise, assiégé littéralement par des personnes désireuses d'apprendre le japonais ou soucieuses d'effectuer un périple au pays du soleil levant. Dans cette foire intellectuelle, le ministère de l'Enseignement supérieur s'est illustré par des dépliants expliquant les tenants et les aboutissants du système Licence master doctorat (Lmd) et un répertoire des offres de formation que les institutions camerounaises proposent.

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