|
|
Cameroun: Le plaidoyer de Motazé pour les exclus
![]() |
||||||||||
|
||||||||||
Le Messager (Douala)
28 Avril 2008
Publié sur le web le 28 Avril 2008
Edouard Tamba
Louis Paul Motazé, ancien directeur général de la Cnps et actuel ministre en charge de l'Economie et de la planification envisage la réforme et l'extension de la sécurité sociale dans son ouvrage présenté au public camerounais jeudi et vendredi derniers.
« L'Afrique et le défi de l'extension de la sécurité sociale - L'exemple du Cameroun ». En sa qualité d'ancien directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), l'auteur de l'ouvrage ainsi nommé semble maîtriser son sujet. Mais il tient à préciser que ce n'est pas une larme qu'il verse sur ce qu'il n'a pas pu faire en 9 ans de service à la tête de la Cnps. Car l'extension de la prise en charge par la sécurité sociale des travailleurs dits « indépendants », et ceux relevant de l'économie informelle « n'est pas du tout le t
L'ouvrage révèle justement que ces deux catégories représentent environ 82,5% du nombre total de travailleurs au Cameroun. C'est-à-dire que la sécurité sociale ne couvre que les 17,5 restant. Il s'agit, selon les chiffres de la Cnps de 2005, de 130 696 fonctionnaires relevant du portefeuille de l'Etat, et 728 746 travailleurs salariés du secteur privé structuré régis par le Code du travail. « En conséquence, la population active occupée non encore couverte par le champ d'application des régimes de sécurité sociale du Cameroun est évaluée à 4 003 558 travailleurs ( ) », déplore Louis P. Motazé. Ce qui amène son essai à la problématique de l'extension de la sécurité sociale à ces 82,5%. Afin que ces derniers accèdent au minimum déjà disponible au Cameroun : la couverture des accidents de travail et maladies professionnelles, des prestations familiales et des pensions vieillesse, invalidité et décès.
|
L'approche se veut méthodique. D'abord distinguer les travailleurs indépendants (médecin, avocat, huissier ingénieur, commerçant entrepreneur, artisan, directeur général ) d'une part, et ceux de l'économie informelle d'autre part. Les premiers peuvent en principe s'inscrire à la Cnps grâce à l' « assurance volontaire ». L'auteur souhaite que cela soit rendu obligatoire. Mais « compte tenu de l'impossibilité matérielle de connaître le revenu réel du travailleur indépendant assujetti, on ne peut se référer qu'à un revenu forfaitaire qui sera déterminé par référence au salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) », propose-t-il. Pour ce qui est du secteur informel, « l'option ou l'alternative préconisée pour ces catégories en matière de pension consiste en la mise en lieu et place du régime classique professionnel vertical, d'un régime transversal à points où chaque point correspond à une journée de travail », poursuit-il. Les propositions vont jusqu'au méthode de calcul des différentes pensions.
Le livre se projette aussi sur la réforme du système existant au Cameroun et « l'introduction d'une dose minimale de couverture de l'assurance maladie dans le système camerounais de protection sociale », et « l'institutionnalisation d'une assistance sociale pour les personnes à mobilité réduite ». Le plaidoyer de L.P. Motazé s'étend sur sept chapitres, séparés chacun par une page de garde. A ces pages blanches s'ajoutent six pages vierges avant la quatrième de couverture. Ce qui en rajoute au volume de ce livre dont la force des caractères n'est pas loin de 14 points. Des tableaux en annexes remplissent 56 des 212 pages de l'ouvrage. L'auteur a tout de même bénéficié de la plume du directeur général du Bureau international du travail pour la préface. Un livre qu'il dit avoir écrit « pour faire comme les autres », parce que ses amis journalistes le lui ont conseillé, et « parce que le sujet est important ». Car, c'est un « combat [qui] est difficile, mais il est noble et mérite donc d'être engagé et gagné », confie Louis Paul Motaze.
Louis Paul Motazé, L'Afrique et le défi de l'extension de la sécurité sociale - L'exemple du Cameroun, Paris, Pyramide papyrus presse, 2008, 212 pages, 10 000 Fcfa.
| |||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © 2008 Le Messager. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles . | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
![]()
|