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Tunisie: Tourisme - Des atouts à faire valoir
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La Presse (Tunis)
28 Avril 2008
Publié sur le web le 28 Avril 2008
Dorra Ben Salem
La Tunisie: un pays de paix, de sécurité et de dynamique socioéconomique et culturelle. C'est un pays où l'on se plaît à vivre, et cette appréciation est partagée aussi bien par nous-mêmes, Tunisiens, que par les visiteurs qui affluent par milliers pour découvrir le charme d'un pays équilibré de par ses caractéristiques climatologiques, son essence arabo-musulmane, son mode de vie et la bonté de ses habitants.
Là où nous guident nos pas, partout où l'on se rend, l'on palpe le charme de notre pays; un charme qui varie selon l'endroit et les spécificités régionales et qui contribue, à coup sûr, à un certain bien-être.
La région de La Manouba, qui semble ne connoter que l'amalgame d'un gouvernorat mi-urbain mi-rural, renferme-t-elle toute une panoplie de monuments historiques, de centres-repères en matière notamment de développement de certains secteurs à aspects économique et touristique, ainsi que de superbes paysages naturellement offerts aux yeux des amoureux de la verdure et des plaines.
Cette région, bien que reconnue par une dynamique importante, a tous les atouts pour embrasser une autre voie économique, fort importante, qu'est le tourisme. Partant de ce principe et convaincu des avantages intéressants de cette région, M. Khelil Lajimi, ministre du Tourisme, a effectué, samedi, une visite guidée par M. Kamel Ben Ali, gouverneur de La Manouba, et ce, afin de cerner les différents aspects susceptibles d' y promouvoir le tourisme et de développer la culture du tourisme intérieur chez les citoyens.
La visite a tracé, le temps d'une demi-journée, un nouveau circuit touristique, atypique, fondé ni sur les vues sur mer, ni la sensation pieds dans l'eau et encore moins des hôtels luxueux et des nuits blanches, mais plutôt sur le développement des connaissances culturelles portant sur la Tunisie des éventuels visiteurs et la rupture avec le stress des villes grâce à un séjour au fin fond de la nature.
Aussitôt partis aussitôt arrivés à la première destination de cette visite guidée qu'est le palais Kobet Nhas. Rien qu'en franchissant le seuil de cette demeure, nous replongeons dans une époque passée où l'architecture des palais devait être inspirée d'un goût local raffiné. «Le palais Kobet Nhas est le plus ancien palais de la région. Sa construction a été entamée par Mohamed Rachid Bey qui était le troisième Bey de la dynastie husseïnite.
Elle fut achevée en 1787, sous l'égide de Hamouda Bacha qui était, alors, un véritable mélomane, dont la Rachidia, la première école de musique en Tunisie, tient son nom. C'est lui-même qui a ordonné de bâtir le palais de la Rose à La Manouba», indique M. Najib Bourguiba, responsable du palais.
Ce somptueux palais, dont l'espace couvert est de 4.000 m2, obéit à l'architecture type de son époque : une symétrie parfaite qui reflète le souci de l'équilibre de nos ancêtres, les murs couverts de carrés de faïence à l'italienne, un toit tout en coupoles et arcades, richement sculpté dont la splendeur est rehaussée par de magnifiques lustres en cristal.
Le sol est couvert de marbre de premier choix; un patio indispensable et pour l'aération et pour le bien-être des femmes qui ne sortaient pas souvent, un jardin qui comprend également un large bassin. En fait, l'appellation de Kobet Nhas puise son sens du patio qui était à l'époque couvert d'une grande coupole en cuivre afin que la Beya puisse prendre ses aises tout en étant protégée contre les rayons du soleil. «Il est à noter, ajoute le responsable, que le palais fait l'objet de tout un travail de réhabilitation.
Nous avons commencé par la toiture. Ce n'était point facile car il fallait s'assurer que les coupoles pouvaient supporter désormais le poids des grands lustres. La réhabilitation se poursuit au rez-de-chaussée du palais». Le palais Kobet Nhas a hébergé la princesse de Galles durant son séjour en Tunisie, ainsi que Mustapha Bey et le général Rachid. Il fut même transformé en église, un bénitier en témoigne encore.
Du palais Kobet Nhas, nous nous dirigeons vers le palais de la Rose, le palais Warda, qui abrite aujourd'hui le Musée militaire. C'est le général Lotfi Chalbi, directeur chargé du travail social, de l'information et de la culture, qui assure notre orientation en veillant à respecter l'ordre chronologique des époques historiques.
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Ici, l'on retrace toute l'histoire de la phase antique jusqu'à la phase de l'Indépendance, en passant par les différentes dynasties qui ont exercé le pouvoir dans le cadre du régime monarchique, les différentes crises et victoires qu'a connues notre pays à travers les siècles.
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