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Tunisie: Visite d'Etat du Président français Nicolas Sarkozy
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La Presse (Tunis)
30 Avril 2008
Publié sur le web le 30 Avril 2008
La Tunisie, une destination de choix pour les investissements dans des mégaprojets. Les hommes d'affaires français appelés à construire un partenariat gagnant-gagnant. Dans le projet de l'UPM, il y a une grande place pour un partenariat stratégique entre la Tunisie et la France.
Les moyens de promouvoir le partenariat tuniso-français, l'Union pour la Méditerranée (UM) et la contribution des hommes d'affaires à la concrétisation de ce projet ont été au centre du forum économique tuniso-français tenu hier, à Tunis, dans le cadre de la visite d'Etat du Président français Nicolas Sarkozy en Tunisie du 28 au 30 avril.
Une délégation française, forte de plus d'une centaine de chefs d'entreprise, et des hommes d'affaires tunisiens ont pris part à ce forum, organisé par l'Union tunisienne du commerce, de l'industrie et de l'artisanat (Utica) et le Mouvement des entreprises de France (Medef) sur le thème «Mobilisés pour l'avenir».
Elargir la coopération à d'autres domaines
M. Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale, a fait savoir que le forum s'inscrit dans le cadre d'une logique de rapprochement entre les deux pays qui revendiquent un rôle actif et constructif au niveau de l'espace euroméditerranéen, notant que la France constitue «un partenaire privilégié de la Tunisie», son premier client et son premier fournisseur. La valeur du commerce tuniso-français, a-t-il dit, a totalisé, en 2007, près de 7 milliards d'euros (1 euro=1,8 dinar) pour atteindre un nouveau record historique, précisant en outre que la coopération financière bilatérale avoisine un milliard d'euros.
Il a exprimé le souhait de voir les relations bilatérales se consolider dans les secteurs traditionnels, tout en s'élargissant vers d'autres domaines et en s'adaptant constamment au niveau de développement atteint par la Tunisie.
Il a évoqué les objectifs tracés pour le pays jusqu'en 2016 et passé en revue les différentes réformes adoptées en vue de consolider la compétitivité de l'économie tunisienne et les performances réalisées ces dernières années.
Pour M. Jouini, des défis interpellent toutes les parties concernées à faire preuve d'imagination dans leur vision du partenariat en abandonnant les pistes classiques de coopération basée sur la sous-traitance, les objectifs à réaliser étant en effet de stimuler l'esprit d'entreprise et d'améliorer la compétitivité.
De son côté, Mme Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, a noté que «la France est le premier partenaire économique de la Tunisie et désire le rester», précisant que son pays accorde une importance particulière à la coopération dans les domaines de la formation professionnelle et de l'innovation technologique à travers les projets de technopôles.
Elle a affirmé que le projet de l'Union pour la Méditerranée constitue «une façon de se retrouver entre les membres de la famille», affirmant qu'il peut se concrétiser moyennant la réalisation d'un certain nombre de projets dans plusieurs domaines dont l'énergie et l'infrastructure.
Pour une relation équilibrée et solidaire
M. Hédi Djilani, président de l'Utica et vice-président de l'Union méditerranéenne des confédérations d'entreprises (Med Business), a souligné l'importance d'oeuvrer pour une relation équilibrée et solidaire tuniso-française, estimant que les relations séculaires qui les unissent devraient drainer davantage d'investissements français vers la Tunisie.
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Il a noté que la Tunisie «est en train de devenir une destination de choix pour les investissements dans des mégaprojets en provenance des pays du Golfe», invitant les entreprises françaises à saisir les opportunités qu'offrent de tels projets en vue de construire un partenariat gagnant-gagnant.
Il a souligné l'intérêt et les espoirs que suscitent le projet de l'Union pour la Méditerranée, initié par la France, affirmant que le projet «appelle l'Europe à revenir à la Méditerranée et à y investir de nouveau vu le large processus de codéveloppement qui s'y trouve».
M. Djilani a ajouté que le codéveloppement devra se faire par le biais des investissements directs étrangers, lesquels permettront de transférer les technologies modernes nécessaires au développement, soulignant l'importance de penser une politique d'aménagement du territoire et du travail à l'échelle euroméditerranéenne.
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