L'Algérie et la sécurité dans la Méditerranée : réalité et horizon» est le thème d'une rencontre internationale qui se tient depuis hier et se poursuivra aujourd'hui à l'auditorium de l'université de Constantine et ce, à l'initiative de la faculté de droit et des sciences politiques en collaboration avec l'université Mentouri et l'Agence nationale de développement de la recherche universitaire (ANDRU).
Plusieurs chercheurs issus des départements de sciences politiques sont venus des quatre coins du pays, chacun muni de son point de vue sur le sujet. Pour le Dr Kibeche, président de l'organisation de cet événement, le but de ce rendez-vous réside dans le fait que «la zone méditerranéenne de par sa position stratégique constitue une préoccupation majeure de l'heure.
Ainsi, à travers les communications qui seront livrées, outre la tenue des ateliers d'étude, se dégagera une réflexion mûrie même académique mais servant d'orientations et de directives à la sphère politique pour mieux gérer le volet sécuritaire dans cette zone tant convoitée», a-t-il indiqué et d'ajouter : «Cela fait des mois qu'on s'est attelés à préparer ce rendez-vous pour garantir sa réussite. Nous avons retenu 45 interventions sur les 120 initiales.» Le ton des travaux de cette première journée a donc été donné par M. Yanoun de la faculté des sciences politiques d'Alger. Sa communication a porté sur le problème sécuritaire dans la mer Méditerranée.
Tout en rappelant les vertus naturelles de cette zone riche, il déclare que la nécessité d'un système stratégique et sécuritaire adéquat s'impose à plus d'un titre pour assurer la stabilité sur cet échiquier méditerranéen où chaque acteur cherche son intérêt par-dessus tout. Par ailleurs, un autre intervenant a prôné le passage de l'approche dite «3P», à savoir présence, protection et prévention par rapport à celle plus «soft» des «3D» (démocratisation, développement et droit de l'homme).
Point de stabilité dans cette mer sans la réhabilitation des personnes dans leurs droits et notamment la reconnaissance des Etats de Chypre et de la Palestine. Plus loin, le conférencier relie la stabilité de la mer Méditerranée à un dialogue plus élargi entre les parties concernées par cette zone. A ce propos, il a mis en exergue l'intervention judicieuse du ministre des Affaires étrangères algérien en 2007 à Paris, lequel appelait à un dialogue équilibré.
Enfin, parmi les autres thèmes qui seront débattus lors de cette rencontre, nous citerons entre autres «place et rôle de l'Algérie dans l'architecture de sécurité en Méditerranée, intervention de Baghzouz de Batna, le rôle de l'Algérie et l'articulation des forces euro-atlantiques en Méditerranée, communication présentée par Fatima Filali du laboratoire de la recherche et des études des relations internationales (université d'Alger).
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