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Congo-Brazzaville: Brazzaville négocie un protocole d'accord avec Microsoft


Le Potentiel (Kinshasa)
 

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Le Potentiel (Kinshasa)

2 Mai 2008
Publié sur le web le 2 Mai 2008

Faustin Kuediasala
Kinshasa

Microsoft, le géant mondial de logiciel, voue désormais son intérêt pour l'Afrique. Un protocole d'accord est annoncé entre la firme américaine et le gouvernement du Congo/Brazzaville pour la promotion de nouvelles technologies de l'information et de communication.

La République du Congo et Microsoft signeront dans les prochaines semaines un protocole d'accord en matière de nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), rapporte le site officiel la République du Congo. L'annonce a été faite récemment à Brazzaville par le ministre des Postes et Télécommunications chargé de Nouvelles technologies de la communication Thierry Moungalla.

M. Moungalla vient de prendre part à la 2ème édition du Forum africain sur les meilleures pratiques dans le domaine des technologies de l'information et de la communication, organisée à Ouagadougou (Burkina Faso) en partenariat avec Microsoft, l'Union européenne (UE) et le gouvernement burkinabé.

En marge de cette rencontre, M. Moungalla s'est entretenu avec le responsable de Microsoft en Afrique, Cheikh Modibo Diarra qui foulera le sol congolais dans les prochains jours en vue de signer un protocole d'accord avec le Congo. Ce protocole d'accord permettra au géant mondial de l'informatique d'examiner la situation congolaise.

«Une société qui travaille avec Microsoft viendra ici et nous rendra un rapport au terme duquel, nous allons élaborer notre cyber stratégie nationale qui est un document existant mais que nous devrons actualiser en tenant compte des évolutions actuelles», a déclaré M. Moungalla.

Certains pays d'Afrique comme le Sénégal et le Rwanda bénéficient déjà du soutien de Microsoft dans ce domaine. L'appui de Microsoft permettra au Congo, grâce à la révision du cadre juridique et institutionnel du secteur, d'accéder à des outils performants en matière de logiciel. Le Congo pourra ainsi souscrire au « e-gouvernement » à travers un portail gouvernemental, et opérer une meilleure gestion d'outils dans les secteurs sociaux et économiques.

Le Forum africain sur les meilleures pratiques dans le domaine des technologies de l'information et de la communication a été ouvert par le président burkinabé, Blaise Compaoré, en présence de son homologue togolais, Faure Gnassingbe. Il a regroupé plus de 300 participants et permis aux responsables africains d'échanger leurs expériences et d'apporter des exemples concrets de solutions technologiques réussies dans leurs pays respectifs. Les ministres de plusieurs pays ont effectué le déplacement de Ouagadougou, notamment ceux du Ghana, du Cap vert, de l'Ouganda, de la Zambie, de la Tanzanie, de l'Angola, du Congo, du Bénin. Le président mondial de Microsoft, Steve Ballmer, a participé à ce rendez-vous, dans le but de rendre plus fluide l'utilisation des NTIC en Afrique.

En marge du forum, M. Moungalla a eu des entretiens avec le président Compaoré auprès duquel il a transmis un message de son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.

REGARD SUR L'AFRIQUE

Avec Bill Gates, la multinationale du logiciel entretient ses « amis » d'Afrique pour les détourner de la tentation des logiciels open source. Premiers convertis: Namibie, Ouganda, Angola.

Liens Pertinents

Déjà, en septembre 2003, Bill Gates était en tournée africaine avec sa femme pour le compte de leur fondation caritative, la Bill & Melinda Gates Foundation. A travers cette fondation, Microsoft aurait d'ores et déjà versé, depuis l'an 2000, l'équivalent de 3,5 milliards de dollars américains pour financer des projets de santé, dont un milliard pour l'Afrique.

Mais si Bill Gates se montre disert sur les dons de sa fondation en matière de santé, Microsoft reste pour sa part plutôt discret sur ses actions concernant le développement de l'« e-gouvernement » en Afrique.

Le leader mondial des logiciels avait pourtant organisé il y a quelques années à Johannesburg, une rencontre placée sous le thème de l'«édification de la société de l'information en Afrique ». Entre autres représentants des gouvernements africains, pas moins de trente-deux ministres des Technologies de l'information ou de l'Education avaient pris part à ces journées.



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