|
|
Afrique Australe: Priorité à la résorption du déficit énergétique national
![]() |
||||||||||
|
||||||||||
Le Potentiel (Kinshasa)
3 Mai 2008
Publié sur le web le 5 Mai 2008
LUDI CARDOSO & B-M B.
Kinshasa
La RDC se démarque de ses partenaires de Westcor dans le projet Inga II
Au terme, mercredi dernier, de la 29ème réunion du conseil des ministres de l'Energie de la SADC tenue au Grand Hôtel Kinshasa, des résolutions ont été adoptées pour s'attaquer de manière concertée à la crise énergétique qui frappe la sous-région. Les stratégies arrêtées portent notamment sur la création de nouvelles centrales hydroélectriques destinées à la production de puissances supplémentaires afin de combler tant soit peu le déficit actuel. Dans ce cadre, les projets de construction d'Inga III et du Grand Inga ont constitué le point névralgique des travaux. L'approche des uns et des autres ne faisant pas toujours l'unanimité. Par ailleurs, les participants ont décidé de renforcer la capacité de production des installations existantes, à travers un programme intégré pour l'ensemble de la sous-région de l'Afrique australe.
L'HEURE DE VERITE A LUANDA ?
Salomon Banamuhere, en ce qui le concerne, a annoncé la rencontre de Luanda dans la quinzaine afin de peaufiner davantage la stratégie commune en matière d'interconnexion du réseau. A la même occasion, les pays partie prenante, au Westcor à savoir la République démocratique du Congo, l'Angola, la République d'Afrique du Sud, le Botswana et la Zambie vont se pencher sur la position de la RDC tendant à reprendre l'initiative dans la construction d'Inga III. Pour des experts présents, il s'agira de l'heure de vérité entre la RDC et ses partenaires de la sous-région de l'Afrique australe.
Des inquiétudes avaient ont été perceptibles dans les coulisses desdits travaux sur la capacité de la RDC à mobiliser 8 milliards de dollars américains, sans le concours des partenaires. Pour la partie congolaise, il n'est nullement question de brader Inga III, lorsque les besoins locaux sont de plus en plus croissants. Comme on s'en doute, la RDC développe une vision afin de s'assurer une marge suffisante pour faire face au boum minier et des infrastructures. Un expert congolais du ministère de l'Energie soutient que «la RDC est en train de moderniser, par exemple, ses voies ferrées. Dans cette perspective, les besoins en électricité seront immenses. Il est également prévu que des cimenteries soient construites dans chaque province. Elles vont exiger de l'électricité. La RDC ne peut pas se permettre de compromettre totalement ses atouts pour son développement».
Auparavant, le ministre d'Etat congolais, François-Joseph Mobutu Nzanga, qui a procédé à l'ouverture des travaux de la 29ème réunion des ministres de l'Energie de la SADC, a enjoint les participants de plancher particulièrement sur le renforcement de la coopération entre les Etats de la sous-région pour la mise en valeur et l'utilisation rationnelle des ressources énergétiques dans la région.
|
«Le secteur de l'énergie est porteur de croissance et avec la mobilisation de tous, la SADC peut arriver à réaliser les projets intégrateurs en commençant par la réhabilitation des infrastructures existantes, en passant par la réalisation de nouvelles centrales de production de l'énergie électrique et des lignes d'interconnexion », a souligné Mobutu Nzanga.
« La SADC, a-t-il poursuivi, traduit l'engagement de tous ses pays membres sur la nécessité d'unifier les efforts et les moyens d'harmoniser les politiques énergétiques en vue de rentabiliser ce secteur-clé du développement de nos économies et de nos populations respectives ».
La population dans toute l'étendue de la SADC est évaluée actuellement à 212.905.396 habitants. 64,78 % vit en milieu rural. Le oordonnateur de la commission économique et financière du gouvernement a, par ailleurs, fait savoir que le développement de secteur énergétique fixera non seulement les populations dans leurs milieux respectifs mais aussi et surtout favorisera l'émergence des petites et moyennes entreprises. Cette stratégie permettra sans conteste « l'amélioration des conditions de vie, l'existence d'un environnement propice au développement avec l'accès à la communication, à l'eau potable et aux soins de santé appropriés » en Afrique australe, a renseigné François Joseph Mobutu Nzanga. Et c'est dans cette perspective qu'il avait demandé aux ministres de l'Energie de mener des réflexions équilibrées sur la crise de l'électricité dans la sous-région, afin que les projets intégrateurs reflètent une politique pouvant répondre à tous les besoins vitaux de la Communauté.
| |||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © 2008 Le Potentiel. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici. | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles . | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
![]()
|