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Côte d'Ivoire: Cinéma - "La mouche et moi" grand prix fica 2008


 

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Fraternité Matin (Abidjan)

5 Mai 2008
Publié sur le web le 6 Mai 2008

Michel Koffi
Abidjan

Le Festival international du court métrage d'Abidjan s'est achevé, dimanche soir, au Palais de la culture, à Treichville.

Les lampions se sont éteints sur la cinquième édition du Fica, qui a correspondu, cette année, aux dix ans de ce Festival international du court métrage d'Abidjan. Le comédien populaire du Maroc, Rachid El Ouali, réalisateur entre autres de L'aube, Le défunt, obtient le Grand prix Fica d'or. Il succède ainsi à De Razo Ganemtore du Burkina Faso, lauréate en 2006, avec Safi, la petite mère..

Dans ce pays qui sort lentement et sûrement de la crise, c'est un évènement majeur qui remet sur orbite la Côte d'Ivoire, destination interdite. Ils sont venus de partout, pour parler de cinéma et rêver ensemble autour de cette merveilleuse découverte née du son et de l'image, appelée cinéma ; autour aussi et surtout d'un thème majeur : «Cinéma et promotion de la paix». Une belle fête du court métrage, que les autorités ont tenu à accompagner, cette année. A leur tête, le Président de la République de Côte d'Ivoire. A l'ouverture, il avait rehaussé la cérémonie par sa présence. Même absent, il était là aussi présent. A montrer aux uns et aux autres son implication totale dans cet évènement.

Vendredi dernier, d'ailleurs, ils étaient heureux, les festivaliers. Il a tenu à les retenir à dîner, au Palais de la Présidence, au Plateau. Ambiance chaleureuse, le Président en a profité pour faire des confidences. On saura, par exemple, que son coeur a balancé entre faire du cinéma ou de l'histoire: «ça aurait pu être ma carrière, le cinéma». La politique et l'histoire l'ont emporté. Mais, il reste un homme de la scène et du spectacle : « Quand nous faisons de la politique, nous sommes toujours en scène ; nous nous mettons en scène nous-mêmes. Quelques-uns font appel à des communicateurs, pour se mettre en spectacle». Aussi souhaitera-t- il qu'il y ait une étude sur le thème, par exemple: «Les rapports entre le spectacle politique et le cinéma». Il en donnera une spécificité: «la différence, c'est que notre spectacle quand il tourne mal, devient un drame au sens grec du terme».

Soirée soft, en compagnie des ministres de la Culture et de la Francophonie, du Tourisme et de l'Artisanat, du directeur de cabinet-adjoint du Président de la République, Mme Sarata Ottro-Zirignon Touré, de la représente du ministre de la Communication, de l'ex-ministre du Tourisme, Anet Kablan, le Président Gbagbo rassurera ses convives en ces termes, concernant la situation du pays : « Vous voyez que le pays ne brûle plus. On aura les élections le 30 novembre ». En connaisseur de musique, il saluera la dernière oeuvre de François Quency, qui a récupéré le Tohourou et le plier pour la philharmonie. Il ajoutera : «On a là, Vienne et le Tohourou réunis. C'est vraiment de la création ! Il faut que les acteurs sachent que quand ils créent, nous les écoutons et analysons leurs oeuvres».

Chantal Taïba, présente à la soirée, celle que le Président appelle «Doubehi», en référence au thème de son prochain concert, a bénéficié aussi des vivats des invités. Et, surtout, lorsqu'elle a chanté Un jour

Des paroles fortes, qui n'ont pas laissé indifférent le Premier des citoyens. Poings fermés des deux mains, il les levait pour lui dire aussi merci pour les paroles de ce morceau. Un hymne à l'espoir, « parce qu'il y a un temps pour tout », où l'on «rira, jusqu'aux larmes ». Parce que la force d'un homme, c'est toujours de pouvoir «se relever» quand il chute.

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Adama Dahico, toujours égal à lui-même, a gratifié le public de ses blagues originales qui font toujours mouche.

La directrice du Fica a eu droit, ce soir encore, aux félicitations de l'hôte, et surtout à son soutien: «Pour le moment, on le (FICA) pousse, jusqu'à ce qu'il soit grand ». Prenant la parole, au nom des festivaliers, M. Pape Sène, a traduit tous ses remerciements au Chef de l'Etat pour ce dîner, mais aussi pour son engagement, entre autres, en faveur du cinéma en créant une direction de l'Office du cinéma ivoirien.

Spécialiste du milieu, il a dit être disposé à accompagner de son expérience la Côte d'Ivoire dans cette initiative heureuse. Qui redonnera assurément un coup de clap salutaire au cinéma ivoirien moribond. Un DVD du film FICA a été remis au Président de la République, avant la photo de famille.



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