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Afrique: Le prix du pétrole dépasse les 122 dollars le baril
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La Tribune (Algiers)
7 Mai 2008
Publié sur le web le 7 Mai 2008
Rafik Elias
Les records sont battus tous les jours
Les prix du baril de pétrole brut ont encore gagné deux dollars hier, montant coup sur coup de 121 jusqu'à 122,49 dollars à New York et 120,96 dollars à Londres, de nouveaux records, en raison de violences persistantes au Nigeria et d'une légère rechute du billet vert, sur fond de demande robuste.
A New York, le «light sweet crude» pour livraison en juin a atteint le prix jamais vu de 122,49 dollars après avoir franchi coup sur coup les seuils de 121 et 122 dollars dans la journée. Vers 16H00 GMT, il s'échangeait à 122,35 dollars, en hausse de 2,34 dollars, sur le New York Mercantile Exchange(Nymex).
De son côté, le Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a dépassé pour la première fois le seuil de 120 dollars le baril, grimpant jusqu'à 120,96 dollars, nouveau record absolu. Vers 16h00 GMT, il s'échangeait à 120,59 dollars, en hausse de 2,46 dollars par rapport à la clôture de lundi soir dernier.
Les prix du pétrole ont quasiment doublé en un an et gagné plus de 20 dollars depuis le début de l'année.
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«Il y a quelques prises de bénéfices après les records inscrits lors des échanges électroniques, mais la dynamique haussière du marché demeure», expliquait Eric Wittenauer, analyste à la maison de courtage Wachovia Securities. Le baril de pétrole a flirté avec les 121 dollars un peu plus tôt, en échouant à 120,93 dollars, soit un niveau inédit depuis la cotation du brut à New York en 1983.
A Londres, le baril de pétrole brent, plus lourd et plus soufré -et donc moins cher, a également flambé en dépassant, pour la première fois, le seuil symbolique des 119 dollars à 119,07, avant de battre en retraite. Cette envolée des prix sur les deux rives de l'Atlantique est due à un «tableau de l'offre, qui soulève des craintes chez les investisseurs», indiquait Phil Flynn, stratège chez Alaron Trading. «Il y a au moins une mauvaise nouvelle qui tombe du côté des approvisionnements au quotidien», ajoute M. Flynn. Deuxième producteur de pétrole au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et quatrième producteur mondial, l'Iran a réitéré lundi son refus de toute offre des grandes puissances ne reconnaissant pas ses droits en matière nucléaire. Les observateurs craignent que Téhéran joue de sa production pétrolière comme monnaie d'échange dans les négociations autour de son programme nucléaire.
Parallèlement, des perturbations sur des sites pétroliers au Nigeria, premier producteur africain d'or noir et huitième exportateur mondial, ont obligé le groupe pétrolier Shell à réduire sa production. «Les pertes de brut au Nigeria tombent mal, car nous approchons de la période de grands déplacements en voiture ["driving season"] aux Etats-Unis, traditionnellement marquée par une forte consommation d'hydrocarbures», souligne Eric Wittenauer.
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