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Sénégal: Le coordonnateur du PEPAM - "Il y a un grand effort à faire à Ziguinchor, pour amener les populations à se tourner vers l'eau des forages"


 

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Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)

6 Mai 2008
Publié sur le web le 7 Mai 2008

Ziguinchor

Le coordonnateur du Programme d'eau et d'assainissement du Millénaire (PEPAM), Mohamed Fadel Ndaw, a estimé lundi à Ziguinchor (sud), qu'il y a un grand travail à mener, pour sensibiliser les populations de la région à se tourner vers l'eau des forages.

"L'idée, généralement retenue comme quoi c'est une région où la nappe est affleurante (...), est une idée assez dangereuse", a expliqué M. Ndaw en marge de la revue du PEPAM qui s'est ouverte lundi, en présence notamment de nombreux présidents de conseils ruraux.

Selon lui, les populations qui s'approvisionnent "dans ces puits, pensent boire une eau potable", alors qu'elles s'exposent en fait à "des problèmes sanitaires très graves".

"Donc, je pense qu'il y a un grand effort à faire, pour sensibiliser les populations, pour qu'elles utilisent l'eau des forages", a-t-il estimé, ajoutant qu'en dehors de Ziguinchor le même problème se pose dans la région de Kolda.

Selon le constat dressé lors de la première journée de la revue du PEPAM, le taux d'accès à l'eau potable, estimé à 60 pour cent, reste encore faible à Ziguinchor.

Ce retard concerne surtout le milieu rural, le taux de desserte des villes atteignant sensiblement le même niveau que dans le reste du pays.

Pour Mohamed Fadel Ndaw, un changement des mentalités s'impose avant tout pour que la révolution attendue puisse s'opérer.

"Les ouvrages que nous réalisons, ce sont des ouvrages qui demandent un certain entretien, qui nécessitent également de la part des populations une prise en charge financière", a-t-il rappelé.

A cause du "désengagement de l'Etat", ces populations doivent elles-mêmes accepter de payer le prix, pour "faire fonctionner" les forages, mais il faut aussi qu'elles "puissent se donner les moyens, pour le renouvellement des équipements d'exhaure".

" A travers tout le Sénégal, nous avons mis en place des Azufor et le paiement de l'eau au volume avec des compteurs. Donc, c'est un changement de mentalité qu'il faudrait véritablement développer dans la région", a-t-il estimé.

Sous ce rapport, l'objectif recherché vise à faire en sorte que "les populations sachent que l'eau des puits n'est pas potable, qu'elles encourent des risques sanitaires en la buvant".

En plus, a-t-il insisté, "il faut absolument, à l'instar du reste du pays, que les populations s'organisent et acceptent de payer l'eau et d'avoir une certaine autonomie dans la gestion de leurs forages".

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Pour Mohamed Fadel Ndaw, "c'est à travers cet engagement des populations et, également, la volonté de l'Etat, à augmenter le parc de forages qu'on pourra trouver des solutions".



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