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Afrique Centrale: La RDC et la République du Congo déterminées à redynamiser la COMIFAC


Le Potentiel (Kinshasa)
 

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Le Potentiel (Kinshasa)

7 Mai 2008
Publié sur le web le 7 Mai 2008

Albert Tshiambi
Kinshasa

Kinshasa et Brazzaville sont déterminées à redynamiser les activités de la Conférence des ministres en charge des Forêts d'Afrique centrale (COMIFAC). Cet engagement a été concrétisé par la signature d'un protocole d'accord intervenue à Kinshasa, le mardi 6 mai, par le ministre de l'Environnement, Conservation de la nature et Tourisme de la RDC et son homologue de la République du Congo en charge de l'Economie forestière.

Le ministre de l'Environnement, Conservation de la nature et Tourisme de la RDC et président en exercice de l'Organisation africaine du bois (OAB), José Endundo Bononge, et son homologue de la République du Congo chargé de l'Economie forestière, Henri Njombo, ont signé, le 6 mai à Kinshasa, un protocole d'accord relatif à la redynamisation de la Conférence des ministres en charge des Forêts d'Afrique centrale (COMIFAC).

La signature de ce protocole d'accord a eu lieu après les travaux tenus, du 4 au 5 mai à Kinshasa, par les experts de deux pays. L'ambassadeur de la République du Congo en poste à Kinshasa a pris part à cette cérémonie.

Dans le compte rendu lu à la fin des travaux, les experts ont reconnu l'importance des forêts d'Afrique centrale ainsi que les menaces qui pèsent sur elles. C'est ce qui a poussé les chefs d'Etat des pays membres de la CEEAC de prendre l'engagement, le 17 mars 1999, à Yaoundé (Cameroun). Objectif : « oeuvrer de manière concertée à la conservation et à la gestion durable des écosystèmes forestiers de leurs pays respectifs ».

Lors cette rencontre, les participants ont signé une déclaration commune dans laquelle, les chefs d'Etat ont proclamé leur attachement aux principes de conservation de la biodiversité et de la gestion durable des écosystèmes forestiers, ainsi que le droit de leurs peuples à compter sur les ressources forestières, pour soutenir leurs efforts de développement économique et social, renseigne le compte rendu.

Mission de la COMIFAC

Avant d'indiquer que pour concrétiser les engagements souscrits à Yaoundé, il a été créé en décembre 2000, une structure sous-régionale de référence en matière d'harmonisation des politiques forestières et environnementales en Afrique centrale dénommée « Conférence des ministres des Forêts d'Afrique centrale (COMIFAC). Elle a pour missions : « orienter, coordonner et prendre des décisions sur les actions et initiatives sous-régionales dans le domaine de la conservation et de la gestion durable des écosystèmes forestiers ».

A signaler que lors du Conseil extraordinaire des ministres tenu en septembre 2004 à Libreville (Gabon), les participants avaient réaménagé la dénomination de la COMIFAC en optant pour « la Commission des forêts d'Afrique centrale ». Et pour cause. Ils étaient animés du souci de renforcer davantage les organes de la structure.

Par ailleurs, la COMIFAC s'est dotée d'organes de décision et d'exécution. Il s'agit du Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, du Conseil des ministres et du secrétariat exécutif.

S'agissant du Conseils des ministres, on constate la non observation de la périodicité des sessions. A en croire les experts, cette situation a pour conséquence, le non renouvellement des mandats échus des membres du secrétariat exécutif ; l'insuffisance de lobbying et de plaidoyer en direction des partenaires potentiels et de la communauté internationale, pour le financement du plan de convergence régional, la faible implication des ministres des pays membres dans la mise en oeuvre des volets nationaux du plan de convergence sous-régional

Pour ce qui est du financement de la COMIFAC, il doit être assuré par les contributions obligatoires des Etats membres selon un principe égalitaire ou conformément à un mécanisme de financement indexé sur un taux appliqué à la somme de recettes réalisées sur les produits forestiers et fauniques exportés.

Recommadations

Malheureusement, les pays membres ne contribuent pas régulièrement au fonctionnement du secrétariat exécutif. D'où l'accumulation d'importants arriérés de contributions. Une situation qui préjudicie la COMIFAC et la place non seulement en situation de faiblesse, mais aussi met en péril son leadership, sa crédibilité et son rayonnement.

Pour pallier ce problème, les experts suggèrent au Conseil des ministres d'adopter le principe selon lequel chaque pays désireux d'assurer la présidence en exercice fasse acte de candidature motivée ; convoquer régulièrement les sessions ordinaires du Conseil des ministres ; veiller à terme échu, pour garantir la légitimité de l'organe, etc.

S'agissant du financement du secrétariat exécutif, il a été recommandé la mise en place d'un mécanisme simple, souple et transparent à travers la CEEAC et apurer les arriérés de contributions accumulés par les pays membres.

Liens Pertinents

Dans le communiqué conjoint, les deux ministres ont constaté en ce qui concerne la COMIFAC le dysfonctionnement actuel de ses organes. A ce sujet, ils se sont accordés sur la nécessité de procéder au renforcement des capacités du secrétariat exécutif et au renouvellement du mandat de son personnel à terme échu, de loger dans un « Basket Fund » tout fonds multibailleur destiné au financement du plan de convergence sous-régional, impliquer les pays membres de la COMIFAC dans le processus de gestion des fonds multibailleurs, dont notamment le Fonds britannique et le fonds BAD.

A noter que durant la même journée de mardi, le ministre José Endundo a reçu en audience, deux diplomates en poste à Kinshasa. Il s'agit de l'ambassadeur d'Italie en RDC et de celui de Grande-Bretagne.

Avec Léonard Baroncelli, le ministre a échangé sur le parc de la Garamba, ainsi que sur des questions relatives au domaine forestier en RDC. Le deuxième diplomate est allé informer José Endundo de l'arrivée à Kinshasa, du ministre britannique en charge de l'Environnement.



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