Utilisez le menu pour découvrir d'autres articles
  


Ou Recherche Avançée pour les Abonnés Uniquement


Cliquer ici pour lire les commentaires ou réagir sur le sujet »

Tunisie: Débat sur l'éducation, la formation et l'enseignement supérieur


La Presse (Tunis)
 

Envoyer par email

Imprimer cet article

Poster un commentaire

La Presse (Tunis)

7 Mai 2008
Publié sur le web le 7 Mai 2008

I. Haouari

S'adapter aux nouveaux besoins

Au cours de cette journée d'études parlementaire, M. Ameur Ismail, inspecteur général de l'éducation, a soulevé la problématique de l'impact de la mondialisation sur le système éducatif national qui se trouve confronté à de nouveaux défis, dont celui de devoir, notamment, s'adapter aux mutations qui caractérisent les différents secteurs économiques. Celles-ci ont conduit, à la mise en place d'un système moderne basé sur un enseignement souple tirant sa force d'une formation qui s'adapte aux besoins des marchés national et international de l'emploi.

L'avènement des Ntic

M. Ismail a ajouté que ce système a notamment été marqué par l'avènement des nouvelles technologies de l'information et de la communication, dont l'intégration, à tous les niveaux de l'environnement scolaire, ont permis de conférer aux programmes et aux cours davantage de souplesse, en facilitant leur adaptation aux normes et aux standards internationaux et aux nouveaux besoins économiques générés par la globalisation et en évitant ainsi l'élaboration de programmes statiques déconnectés de la réalité.

Ce système performant permettra de développer chez le jeune un esprit critique par rapport à son environnement, de développer ses compétences, de lui transmettre des connaissances qui lui permettent de s'adapter à toutes les situations et d'en faire un individu responsable, doté de valeurs et qui participe au dialogue et à la prise de décision liée à ses droits dans différents domaines, dont celui notamment de l'éducation. Aujourd'hui, avec une économie en perpétuel mouvement qui génère continuellement de nouveaux métiers dans tous les secteurs, le secteur de l'éducation et de la formation est confronté à un nouveau défi, à savoir former des générations qui doivent être opérationnelles dès l'accès au marché du travail, et ce, par le développement des qualifications et des compétences. Un jeune issu de ce système doit, en effet, pouvoir «comprendre ce qu'on attend de lui et ce qu'il doit réaliser» et «comment il doit le réaliser».

Liens Pertinents

Apportant des explications sur ce point, l'inspecteur a souligné que pour que cet objectif puisse être atteint, l'enseignement académique doit être adossé à une formation pratique et opérationnelle dispensée, grâce à l'existence de structures souples et mobiles qui puissent constamment s'adapter aux mutations et aux besoins du marché de l'emploi.

Par ailleurs, M. Ismail a affirmé que le système éducationnel puisse produire une formation de qualité, il devra s'appuyer, en prévision de l'avenir, sur des stratégies complémentaires à même de renforcer la cohésion sociale et qui doivent se poser sur plusieurs actions dont, entre autres, la révision des missions de l'inspecteur, de l'assistant pédagogique et du directeur d'école qui doivent être davantage renforcées et valorisées afin que ces derniers puissent fournir un meilleur rendement et la mise en place d'une grille d'évaluation de la qualité de l'enseignement dans les établissements d'éducation, basé sur des indicateurs objectifs, et qui permettrait de réduire le fossé entre les objectifs définis et les résultats réalisés.

Un débat a, par la suite, été engagé. Une conseillère a soutenu que les entreprises qui désirent recruter rencontrent des difficultés pour trouver des jeunes diplômés ou issus des centres de formation professionnelle directement opérationnels et qui maîtrisent les langues. Un autre conseiller a, de son côté, soulevé le problème de la différence des niveaux d'enseignement qui existe entre les établissements secondaires publics et les établissements privés qui dispenseraient un enseignement de meilleure qualité. Que font les collégiens et les lycéens pendant les heures creuses ? Cette question n'a pas manqué d'être posée. Une des solutions qui devrait être apportées à la lutte contre l'échec scolaire, s'agissant notamment des établissements se trouvant dans les régions, consisterait à renforcer l'encadrement pédagogique des enseignants dans ces établissements a fait l'objet d'une réflexion. Plusieurs autres questions ont été, également, soulevées au cours de cette journée d'études.



AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

 
Partagez cet sur:
Facebook
Digg
Del.icio.us
StumbleUpon
Muti


Copyright © 2008 La Presse. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS

Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement

Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles .

HOME
allAfrica.com


Liens Pertinents




Circulation routière à Nouakchott - Feux rouges et feux verts en même temps !
Un opérateur revendique sa caution auprès de la société Maersk Congo Sprl
7,8 millions d'euros pour les infrastructures
Après Libreville, la Compagnie aérienne du Mali met le cap sur Douala
Le Chef de l'Etat préside une séance de travail consacrée à l'examen du rendement du secteur de la communication