|
|
Algérie: La wilaya de Tipasa est riche en vestiges archéologiques et historiques
![]() |
||||||||||
|
||||||||||
La Tribune (Algiers)
7 Mai 2008
Publié sur le web le 7 Mai 2008
Amirouche Yazid
Sites patrimoniaux, regain d'attractivité et manque d'encadrement
La wilaya de Tipasa est riche en monuments historiques. Un atout qui lui permet de devenir un pôle touristique sans égal dans le pays. C'est un carrefour des civilisations à travers l'histoire, avec un placement géographique épique où la mer tend la main à la montagne, et celui qui se rend dans cette ville comprend, à force d'apprécier la nature, que Tipasa est conçue pour le tourisme.
En plus de la nature qui ne laisse personne indifférent, l'histoire n'a pas manqué de hisser Tipasa au statut de ville à vocation touristique. Des lieux à fortes dimensions patrimoniales constellent, en effet, le territoire de cette wilaya qui, depuis les périodes les plus lointaines, ouvre ses portes à toutes les races, toutes les mentalités et tous les usages. La question que beaucoup se posent aujourd'hui est de savoir si Tipasa et sa périphérie attirent toujours des visiteurs. Les étrangers se rendent-ils encore dans cette wilaya ? Pour répondre à ces interrogations, une tournée dans et autour des musées et sites archéologiques existants est plus que nécessaire. Notre première halte est l'ancien musée de Cherchell. Le soleil qui illumine la paisible Cherchell en cette matinée du mois de mai n'encourage certainement pas une visite à l'intérieur d'un musée si riche en vestiges et stèles. Donc, la population locale préfère s'asseoir sur les bancs de la placette d'à-côté pour admirer la mer. Devant la porte d'accès à l'ancien musée de Cherchell, c'est le calme religieux ; une atmosphère identique domine l'intérieur de la bâtisse. Pourtant, une équipe de jeunes s'empresse de recevoir les gens et répondre à leur interrogation. C'est le cas de Mohamed, le gardien guide du Musée, qui ne lésine sur aucun moyen pour présenter dans le détail cette coquette ville, Cherchell. Mohamed, même s'il possède de précieuses connaissances en histoire, ne s'aventure pas dans la généalogie des mots. Notre interlocuteur privilégie le doute. Néanmoins, il est à l'aise pour nous faire une évaluation objective du rythme des visites. Le gardien-guide nous dira à ce sujet que «les gens sont de plus en plus nombreux à venir visiter l'endroit. Ils viennent de tous les coins du pays et de toutes les couches sociales». Notre interlocuteur précise : «Durant le week-end, le nombre de visiteurs devient impressionnant. Idem pour la saison estivale, une période que nous voulions réussir pour l'année 2008.»
Les interdits de trop
A la question de savoir si des personnes, ou des groupes, de nationalités étrangères, s'y rendent, Mohamed répond : «On voit souvent des touristes étrangers ici, mais le nombre reste insuffisant. Car on estime pouvoir accueillir davantage de touristes étrangers.»
L'hospitalité du guide a été, hélas, entachée de quelques interdits. Le visiteur ne pourra pas prendre de photos à l'intérieur du musée.
Un fait qui ne manque visiblement pas d'irriter les gens, à l'image de Riadh, prié de ranger son appareil.
Il se demanda, d'ailleurs, comment on peut interdire aux gens de prendre des photos dans un lieu où ils se rendent, et généralement pour s'en souvenir.
Au parc, situé en pleine nature, à Tipasa, le lieu est magnifique. Il vous suffira d'ailleurs de constater la grande affluence pour saisir l'importance de site fortement prisé.
Les vendeurs d'objets symboliques et précieux accentuent le charme dudit lieu. Des restaurants étoilés constituent des lieux de rencontres entre copains et amis. Le site offre la discrétion sans s'isoler du centre-ville. On y croise des couples à la recherche d'un coin de détente et de loisirs. On y entend des passagers chercher le restaurant ou le bar où ils peuvent apprécier les services offerts. Nous nous sommes dirigés vers les responsables des sites pour en savoir un peu plus sur la santé du tourisme dans ces lieux. Même si elle tenait à passer par les procédures consacrées pour la circonstance, la responsable des lieux, Mme Benaouda, ne se privera pas de nous livrer quelques détails, lesquels ne manquent pas d'importance.
|
Elle nous a confirmé les mesures qui sont en vigueur pour l'entretien des lieux. Il est ainsi interdit aux gens d'emporter tout objet qu'ils pourront jeter au cours de leur passage. L'objectif : éviter que les visiteurs salissent le parc. «La loi interdit aux visiteurs de prendre quoi que ce soit. Car, par expérience, ils jettent tous le reste de la nourriture qu'ils consomment. Si nous laissions les choses ainsi, le parc perdrait sa propreté et sa vocation», nous a-t-elle déclaré. Notre interlocutrice ajoute, non sans une mine de satisfaction, au sujet de la fréquentabilité des lieux, que la tendance est à la hausse. Ce qui augure, prévoit-elle, une saison estivale réussie.
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Faites d'allAfrica.com votre page d'accueil | Fils RSS | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Début de page | Plan du Site | Qui Nous Sommes | Publicité | Recherche | Abonnement | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
| Un commentaire? Remplissez le formulaire. Données Personnelles . | |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
|
| |||||||||||||||||||||||||||||
![]() Les plus actifs du jour
|