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Ile Maurice: Rama Sithanen souligne l'urgence d'accélérer la réforme économique
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L'Express (Port Louis)
7 Mai 2008
Publié sur le web le 7 Mai 2008
Jean-Denis Permal
Port Louis
Le ministre des Finances, qui estime que les prévisions de croissance risquent d'être revues à la baisse, préconise «un chapelet de mesures» pour rétablir la compétitivité de l'économie. Les difficultés de la zone franche manufacturière ont été soulignées par le ministre des Finances.
Croissance du produit intérieur brut en 2008; dépenses de l'Etat liées à la dette publique, à la Santé, à l'Education; revenus découlant de la taxe sur la valeur ajoutée, du Customs Duty, de la National Residential Propertty Tax, Campement Site Tax Le leader de l'opposition souhaitait, lors de la Private Notice Question, obtenir des informations relatives à l'économie du pays. A quoi le ministre des Finances, Rama Sithanen, a répondu qu'il était urgent d'accélérer la réforme économique pour contrer les incertitudes liées à la baisse de la croissance mondiale.
Le grand argentier explique ainsi que le Bureau central des Statistiques a projeté, pour le pays, une croissance économique de 6 % en 2008, de 5,5 % en 2009 alors que le Fonds monétaire international (FMI) prévoit 7 %. Il ajoute que la Mauritius Commercial Bank est «moins optimisme» avec une prévision de 5.9 % en 2008, précisant que les risques d'une chute au niveau de la croissance sont plus probables au vu des estimations du FMI - celui-ci prévoit une baisse dans la croissance économique au niveau mondial. «La seule façon de faire face à cette incertitude est d'accélérer la reforme économique», dira le grand argentier.
Et pour étayer ses propos, il met en avant les difficultés de la zone franche manufacturière. La prochaine croissance économique, dit-il, dépendra d'un chapelet de mesures pour restaurer la compétitivité. Elles concernent entre autres l'investissement pour résoudre le problème de la congestion dans le port, à l'aéroport, et dans le réseau routier et pour améliorer la fourniture d'eau et d'énergie.
«L'inflation doit être contrôlée»
Il souligne aussi la nécessité de réduire le coût de production des entreprises, de rehausser le niveau de la main-d'oeuvre, et de trouver des nouveaux marchés. La rapidité et l'efficacité de cette réforme détermineront la capacité de préserver le taux de la croissance économique, dira Rama Sithanen. Pour l'heure, note-t-il, le taux de croissance «est respectable et il faut s'assurer qu'elle ne descende pas». Dans ce contexte, le gouvernement sera appelé à revoir la situation économique et sociale du pays et à expliquer à la population, dans le prochain budget, comment il entrevoit l'avenir.
A une question supplémentaire de Paul Bérenger sur la baisse de croissance dans la construction et l'hôtellerie, il explique qu'il est parfois difficile de répéter la performance de l'année précédente.
Le ministre dira aussi que ces techniciens sont en train de compiler des chiffres sur la croissance économique. Une chose est sûre, dit-il, il y a une nette accélération des dépenses du gouvernement ces trois derniers mois. «Over the period 2000-2001 to 2006-2007, half of the capital expenditure was incurred in the final quarter of each year», dit-il.
Les procédures liées au budget de développement, explique-t-il, ont été revues, ce qui a favorisé davantage de dépenses. Au sujet de la réforme fiscale, il précise que le programme d'amnistie fiscale a contribué à résoudre les dettes qui sont en suspens. Le ministre des Finances prévoit ainsi que les revenus découlant du régime fiscal soient moindres l'année prochaine car la plupart des contribuables ont régularisé leur situation.
L'inflation doit être contrôlée l'année prochaine : «In setting spending targets for next year, we need to be aware not only of the risks to growth but also the danger of stoking inflation», note Rama Sithanen. Il n'a pas manqué de rappeler que le gouvernement a, en juin 2005, hérité d'une situation économique en déclin avec peu de moyen pour améliorer l'infrastructure publique et assurer la solidarité sociale. De plus, ajoute-t-il, aucune préparation n'avait été faite pour faire face à une éventuelle baisse du prix du sucre sur le marché mondial.
La perte du pouvoir d'achat et la baisse dans la compétitivité ont frappé de plein fouet les Mauriciens, fait-il encore remarquer, précisant qu'«après avoir renversé cette tendance, le gouvernement s'apprête à rendre le budget plus transparent. La réforme économique enclenchée par le gouvernement a empêché une détérioration de la situation économique, sociale et politique du pays.»
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Répondant à une question de Paul Bérenger, il dira que le FMI avait projeté une croissance de 8 % du PIB. Il s'était basé sur l'investissement direct, la création d'emplois et les mesures fiscales du gouvernement.
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