United States Department of State (Washington, DC)
Paul Levitan
7 Mai 2008
Washington, DC — Les partenariats entre des établissements d'enseignement supérieur américains et étrangers, le secteur privé et des fondations sont essentiels à l'innovation et au développement dans le monde. En outre, ils peuvent contribuer à la satisfaction des besoins croissants de vivres, d'eau, de soins médicaux et de carburants, ont indiqué les participants à une réunion au sommet, d'une durée de deux jours, qui a porté sur ces sujets.
« Chacun de vos établissements a un rôle important à jouer pour assurer l'avenir des jeunes du monde entier, notamment dans les pays où les jeunes cherchent une voie autre que celle de l'extrémisme violent. Ensemble, nous pourrons tirer parti de l'alliance de nos forces afin de contrecarrer les plans de ceux qui distillent la haine, de donner aux jeunes de l'espoir et de faire sortir de la pauvreté un grand nombre des habitants de notre planète », a déclaré la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, le 30 avril, lors de la deuxième journée de cette réunion.
Mme Rice a pris la parole devant un auditoire composé de quelque 200 enseignants des États-Unis et de 66 autres pays, de représentants d'une quarantaine d'entreprises, de fondations et d'organisations non gouvernementales ainsi que de 5 autres ministres des États-Unis. Le président de la République rwandaise, M. Paul Kagamé, avait été invité à titre particulier.
Cette réunion, qui portait sur la création de partenariats novateurs, sur le renforcement des relations existantes et sur l'échange d'informations relatives aus meilleures méthodes dans les domaines de l'enseignement et du développement, avait été organisée par la secrétaire d'État, par la ministre de l'enseignement, Mme Margaret Spellings, et par la directrice de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), Mme Henrietta Fore.
Parmi les autres orateurs américains, figuraient le ministre de l'énergie, M. Samuel Bodman, le ministre de la santé et des services sociaux, M. Michael Leavitt, et la ministre du travail, Mme Elaine Chao.
Au cours de la réunion, Mme Fore a annoncé que son organisme, l'USAID, allait consacrer 1 million de dollars à l'octroi de 20 subventions destinées à établir des partenariats. Ces subventions permettront de faciliter une collaboration durable entre des établissements d'enseignement supérieur américains et africains. De concert avec l'Association nationale des universités d'État (NASULGC), l'USAID contribuera à renforcer les moyens d'universités africaines en matière d'enseignement et de règlement des problèmes dans le cadre de l'Initiative africano-américaine en faveur de l'enseignement supérieur.
Par ailleurs, la fondation Bill et Melinda Gates a accordé 100.000 dollars à la NASULGC en vue de l'élaboration d'un cadre d'octroi de subventions pour l'Initiative africano-américaine en faveur de l'enseignement supérieur. Cette aide financière permettra à des partenariats de mettre en place un service d'agronomie dans des universités africaines et de doter celles-ci des moyens de régler les problèmes.
Mme Fore a incité tous les participants à établir au moins deux partenariats pendant la durée de la réunion au sommet et de concentrer leur attention sur les possibilités offertes par les modèles d'enseignement supérieur et par les nouvelles technologies de l'information. « Alors que les universités de recherche modernes entament leur troisième siècle, on doit considérer comment ce modèle, qui nous a été si utile, peut fonctionner le mieux dans le cadre de la mondialisation et dans divers milieux », a-t-elle dit.
Mme Spellings a également souligné les effets de la mondialisation sur l'enseignement supérieur. « Dans l'économie actuelle, a-t-elle dit, l'enseignement supérieur est devenu indispensable tant pour les personnes que pour les pays. Il nous faut instruire un plus grand nombre d'étudiants, et on doit le faire dans le cadre d'un monde élargi. Il ne suffit plus de se limiter à ce que l'on connaît et à ce qui est offert par une université donnée. »
Les pouvoirs publics doivent encourager la coopération et réduire les entraves à la collaboration entre établissements d'enseignement supérieur. « La possibilité pour les étudiants, les enseignants et les administrateurs d'avoir des échanges aboutit inévitablement à la découverte d'un terrain d'entente, a-t-elle fait remarquer. Des idées commencent de voir le jour sur la manière dont deux établissements d'enseignement supérieur peuvent collaborer dans un domaine d'intérêt mutuel. »
Les enseignants ont participé à 11 sessions portant sur divers sujets, qu'il s'agisse des aspects techniques du développement ou des problèmes d'intérêt public dans des domaines tels que la santé, l'enseignement, les sciences, la technologie, l'innovation et la libre-entreprise.
En conclusion, Mme Rice a indiqué que l'aide financière des États-Unis aux programmes d'enseignement primaire à l'étranger, d'un montant de 100 millions de dollars en 2000, avait augmenté pour atteindre 694 millions de dollars cette année.
Le président Bush, a-t-elle dit, a lancé deux programmes à l'intention de l'Afrique : l'Initiative en faveur de l'enseignement en Afrique et l'Initiative visant à élargir l'éducation. « Ces programmes, a-t-elle dit, traduisent la conviction de notre gouvernement selon laquelle un enseignement de qualité est essentiel à la réalisation de la multitude d'aspirations que nous avons pour les enfants dans le monde, qu'il s'agisse de la bonne santé, de la participation à la vie civique ou des possibilités économiques. »
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