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Congo-Kinshasa: Bandundu, les jeunes se rebellent contre le mariage consanguin !


 

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La Prospérité (Kinshasa)

7 Mai 2008
Publié sur le web le 7 Mai 2008

Kinshasa

Vraisemblablement, les choses bougent dans la province de Bandundu. Du moins dans le domaine de mariage. L'union consanguine très fréquente, connue sous le nom de "Kitchuil", qui vise le raffermissement des relations familiales tombe peu à peu en désuétude. Les jeunes filles qui ont été à l'école et qui vivent dans des milieux urbains la rejettent vigoureusement.

Et, avec la misère qui tenaille le peuple congolais depuis des décennies, certains parents commence à leurs tours à rejeter cette pratique d'une autre époque. L'idée c'est de profiter aussi, comme d'autres tribus, de la dote qui a quitté la phase d'un symbole pour étreindre celle des affaires. Parce que marier sa fille aujourd'hui au Congo Kinshasa devient une affaire de sou.

Et pour gagner gros, des parents Yansi, Mbala et Ambun préfèrent donner leurs filles en mariages aux prétendants non appartenant à leurs tribus. Vendre une fille à celui qui apporte une grosse dot plutôt que l'offrir gratuitement à un membre de la famille, telle est la nouvelle philosophie qui prime. Une demoiselle à qui nous avons posé quelques questions, raconte : «ce genre de pratique relève du passé et demeure dégradante ; je suis libre de faire mon choix ».

Rébellion et ses conséquences

Tout changement porte en lui les germes de la contradiction. «Selon les croyances ancestrales, ceux qui s'opposent à cette forme de mariage encourent un grand risque. Stérilité, mort, myopie et autres malédictions sont le lot quotidien des rebelles », avoue une dame. «Ma fille avait refusé ces pratiques et depuis lors, elle est devenue stérile », renseigne-t-elle.

Que dit alors la loi ?

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Cette tradition va à l'encontre de la loi fondamentale qui considère le mariage forcé comme une forme de violence sexuelle. Selon cette loi, celui qui commettra de tels actes encoure une peine allant de 1 à 12 ans de servitude pénale et il sera contraint de payer une amande de 100.000 FC.



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