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Sénégal: Conservation de la biodiversité du parc national des oiseaux de Djoudj - Plus de 136 millions à huit villages


Le Soleil (Dakar)
 

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Le Soleil (Dakar)

7 Mai 2008
Publié sur le web le 8 Mai 2008

Samba Oumar Fall

Pour lever les contraintes et menaces qui pèsent sur la biodiversité, le programme « Compact » a apporté une contribution significative à la réalisation des objectifs visés par la direction des Parcs nationaux en vue d'une gestion durable des ressources naturelles du Parc de Djoudj. Pour le démarrage du programme au niveau de la Réserve de biosphère transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal, huit villages périphériques du Parc national des oiseaux de Djoudj ont soumis des projets qui ont été approuvés pour une durée de deux ans et subventionnés à hauteur de plus de 136 millions de FCFA.

Fruit d'un partenariat fécond entre les populations périphériques du parc de Djoudj, la réserve de biosphère transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal est caractérisée par l'existence d'un écosystème et une richesse en ressources halieutiques. Mais les aménagements hydro-agricoles de ces dernières décennies dans le delta ont occasionné une invasion de plantes aquatiques telles le Typha domengensis et autres Salvinia molesta. Cette multiplication de ces plantes constitue donc une menace permanente sur la diversité biologique et une obstruction des axes hydrauliques, rendant ainsi difficile la navigation et le décompte des oiseaux.

Pour lever toutes ces contraintes et menaces qui pèsent sur la biodiversité, l'Etat du Sénégal a voulu, à travers la direction des Parcs nationaux, relever le défi en privilégiant d'abord le partenariat et l'implication des communautés locales. C'est ainsi qu'un plan de gestion du parc a été mis en place, avec l'implication du programme « Compact » qui, selon son coordonnateur local, Khatari Mbaye, « a apporté une contribution significative à la réalisation des objectifs visés par la direction des Parcs nationaux en vue d'une gestion durable des ressources naturelles du Parc de Djoudj ».

Le but visé par le programme « Compact », qui est une initiative du Programme de micro financement du Fonds pour l'environnement mondial, en collaboration avec la Fondation des Nations Unies, étant d'améliorer les capacités des populations des aires protégées et leurs périphéries afin qu'elles puissent y entreprendre des activités favorisant la conservation de la biodiversité et la promotion de moyens d'existence durables.

Rétablissement des fonctions écologiques

Pour le démarrage du programme au niveau de la Réserve de biosphère transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal, huit villages périphériques du Parc national des oiseaux de Djoudj, à savoir Diadame 1, 2, et 3, Rône, Kheune, Tiguette, Débi et Fourarate, ont soumis des projets qui ont été approuvés pour une durée de deux ans (novembre 2007-octobre 2009). Pour ces huit projets, le programme « Compact » a apporté une subvention de plus de 130 millions de FCFA.

Pour le coordonnateur local, « ces interventions vont permettre de lutter contre la forte pression sur les ressources du parc, par la promotion de l'agriculture fourragère, la construction de parcs à bétail, la mise en place d'un système de gestion concertée pour une pêche durable, la promotion de sources d'énergie alternatives au bois en facilitant l'accès au gaz butane, mais aussi l'amélioration des conditions de travail des agents du parc par le biais de la réfection des infrastructures et la matérialisation des parcours ».

Par ailleurs, le programme « Compact » a également favorisé la création de moyens d'existence durables, en mettant à la disposition des populations, un Fonds d'appui à l'environnement et au développement (Faed) de l'ordre de deux millions de francs. A long terme, « Compact », selon son coordonnateur, « va contribuer au rétablissement des fonctions écologiques par l'amélioration des conditions d'accueil de l'avifaune au niveau des plans d'eau, à la réduction de la pression sur les ressources végétales, à une meilleure gestion du parc par les services techniques de l'Etat, à la création d'un système de gestion durable des ressources halieutiques, à une meilleure perception par les populations locales, du rôle des services chargés de la gestion du parc et aussi à un changement de comportement des populations dans le sens d'une bonne gestion des ressources du parc ».

Ces efforts ont été fortement loués par les populations des différents villages, qui se sont ainsi engagés à lutter pour préserver jalousement le parc qui fait aujourd'hui leur fierté. Le programme « Compact » compte élargir son champ d'action en faisant bénéficier au programme toutes les aires centrales de la Réserve de biosphère transfrontière et leurs zones de transition respectives.

Liens Pertinents

Il s'agit, notamment, de la Réserve de faune de Gueumbeul, du Parc national de la Langue de Barbarie, du Lac de Guiers, de la Réserve de faune de Ndial, de la Réserve d'eau de Diama et de la zone côtière de la Rbt.



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