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Cameroun: L'Union européenne fait vacciner les détenus de Garoua


Cameroon Tribune (Yaoundé)
 

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Cameroon Tribune (Yaoundé)

8 Mai 2008
Publié sur le web le 8 Mai 2008

Daniel Ibrahima

Une campagne de vaccination contre la méningite vient d'être organisée à l'intention des détenus et personnels de la prison centrale de Garoua.

Près de 1.500 détenus, ainsi qu'une cinquantaine de personnels de la prison centrale de Garoua viennent de bénéficier, du 28 au 29 avril dernier, d'une opération de vaccination contre la méningite. Financée par l'Union Européenne, cette opération rentre dans le cadre du Programme d'amélioration des conditions de détention et respect des droits de l'homme-Phase II (PACDET II). Une initiative favorablement accueillie et appréciée d'ailleurs par ses bénéficiaires, à en juger par l'attroupement observé à la devanture du bloc sanitaire de la prison.

Pour le régisseur de la prison centrale de Garoua, Dieudonné Engonga Mintsang, cette campagne vient à point nommé, non seulement du fait que les problèmes de santé constituent l'une des préoccupations majeures de cet établissement pénitentiaire, mais aussi du fait que la méningite sévit de manière permanente dans cette partie du pays. Les infrastructures sanitaires de la prison centrale de Garoua, ajoutera-t-il, sont non seulement vétustes, mais également inadéquates, comparativement à l'effectif de sa population carcérale. La campagne de vaccination de Garoua fait suite à celles, menées respectivement à la prison centrale de Maroua, dans l'Extrême-Nord et ayant concerné 960 détenus, puis à la prison centrale de Ngaoundéré, pour 910 prisonniers. Soit un total d'environ 3.400 détenus vaccinés au terme de l'opération.

Selon les déclarations du chef de l'antenne PACDET de Garoua, Prosper Roger D. Olomo, cette campagne de vaccination sera suivie par une opération de désinfection et de désinsectisation de ces trois maisons d'arrêt. Le PACDET, précise-t-il, comporte un autre volet portant sur l'amélioration du fonctionnement des institutions judiciaires et carcérales. Il est axé, entre autres, sur la vulgarisation du nouveau code de procédure pénale et l'assistance judiciaire aux détenus. Le Programme s'occupe par ailleurs de la réhabilitation des infrastructures carcérales, de l'amélioration des conditions sanitaires par l'appui médical et en équipements sanitaires, ainsi que de l'alimentation à travers l'usage du bio gaz dans la cuisson des repas par exemple. La réinsertion socioprofessionnelle des détenus et leur sensibilisation sur leurs droits font également partie de ses objectifs, conclura-t-il.



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