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Congo-Kinshasa: Les Mbororo indésirables dans la Province Orientale


Le Phare (Kinshasa)
 

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Le Phare (Kinshasa)

8 Mai 2008
Publié sur le web le 8 Mai 2008

Dominique Mukenza

Après avoir déclaré recevable le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur la présence des éleveurs nord-africains Mbororo installés dans la province Orientale, la plénière a décidé d'approfondir l'examen de ce dossier.

C'est ainsi que les membres de cette commission spéciale ont été priés de se joindre à leurs collègues de la commission permanente en charge de la défense et sécurité, en vue d'auditionner quelques membres du gouvernement. Les ministres attendus sont ceux de la Défense, Intérieur, Affaires étrangères, Budget, Finances et Affaires humanitaires. Cette option a été levée hier à l'issue d'un débat général qui a suivi l'audition dudit rapport.

Pour clôturer les débats, le président de la commission a dénoncé les faiblesses de l'Etat qui, selon lui, seraient à la base de l'invasion du territoire national par ces éleveurs nomades venus des pays du Nord. Pour Idambituo Bakaato, on ne sent pas la présence de l'autorité de l'Etat dans la partie occupée par les Mbororo. Essentiellement dans les territoires du Bas Uélé, Haut Uélé jusqu'en Ituri. Notamment les services chargés de contrôle des mouvements migratoires sur le territoire national et encore moins ceux de la défense et sécurité.

Les Mbororo se comportent comme en terre conquise

D'une manière générale, on retiendra de ce rapport que parmi ces éleveurs venus des pays frontaliers du Nord de la Rdc, on trouve des Tchadiens, Centrafricains, Libyens et Soudanais. On a indiqué que ces nomades sont arrivés sur le territoire national depuis 1988 par la province de l'Equateur où ils furent chassés par les Forces armées zaïroises (Faz).

C'est en décembre 2000, profitant de nos frontières mal protégées, qu'ils sont revenus cette fois-ci par la province Orientale en traversant les rivières Mbomu et Gwane dans le territoire d'Ango. Ils provenaient de la localité centrafricaine de Mboki. Pour atteindre en 2002 les territoires de Poko et de Dungu. Ils furent chassés à Poko par les autorités de la transition en 2004, avant d'y retourner une année après.

Actuellement évalués à quelque 15.000 personnes avec un cheptel d'environ 95.000 têtes de gros bétail, les Mbororo sont installés dans les districts de Bas et Haut Uélé où ils occupent des pans des territoires entiers. Leur représentant s'appelle Mohamed Tchad de nationalité tchadienne qui est secondé par M. Djibril, un sujet d'origine centrafricaine.

Sous prétexte de protéger leurs bêtes, ils se sont dotés des armes et constituent ainsi une source d'insécurité pour les populations autochtones. En plus, ils ne respectent pas les autorités traditionnelles. C'est pour cela que les chefs coutumiers et la population exigent leur retour dans leurs pays respectifs.

A ce sujet, la commission a indiqué qu'à l'issue de la rencontre entre l'autorité provinciale et leur représentant à Kisangani, les deux parties s'étaient convenues de procéder au déploiement sur place et aux frontières des éléments de l'armée nationale, de la police et des services spéciaux pour procéder au désarmement, identification, recensement et cantonnement ainsi qu'au rapatriement des Mbororo dans leurs pays d'origine.

A cet effet, Mohamed Tchad a été chargé d'assurer une meilleure sensibilisation desdites mesures auprès de ses frères.

Les Mbororo doivent retourner chez eux

La commission a retenu quelques recommandations, dont notamment la sécurisation de la frontière Nord de la République devenue poreuse, contraindre par la négociation ou par la force si nécessaire, les Mbororo de rentrer dans leurs pays, réhabiliter très rapidement la base militaire de Gombari et les camps des garnisons militaires de Watsa, Isiro et Buta. La réhabilitation des infrastructures sanitaires des zones affectées par la présence des Mbororo et leurs bêtes, doter les territoires concernés des sections complètes de la police bien équipée figurent également sur la liste des recommandations.

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Enfin, les contrats chinois devant les élus du peuple

La plénière d'hier mercredi a décidé d'entendre ce matin, 4 membres du gouvernement dans le but d'éclairer la religion de la représentation nationale sur les clauses des contrats signés avec la Chine pour les infrastructures contre l'exploitation de nos mines. Pierre Lumbi sera accompagné de ses collègues Martin Kabwelulu des Mines, Adolphe Muzito du Budget et Athanase Matenda des Finances.

Par ailleurs, sur la motion faite par l'honorable Charles Bofasa Djema, deux autres ministres et le comité de gestion de la Snel seront entendus le mercredi prochain, au sujet de la perturbation devenue presqu'un mode de desserte de courant par cette société. Alors que les pays servis par la Snel ne connaissent pas des coupures de courant électrique.



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