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Tunisie: Nécessité de sensibiliser les jeunes au don du sang.


La Presse (Tunis)
 

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La Presse (Tunis)

9 Mai 2008
Publié sur le web le 9 Mai 2008

Hichem Benzarti

Pas moins de 300 participants, dont on relève des médecins, des enseignants universitaires et du secondaire, des étudiants... ont pris part aux travaux du 10e séminaire scientifique ayant pour thème : «Le sang source de santé», organisé récemment à Sousse (1er mai 2008) par l'Ates (Association tunisienne de l'éducation scientifique) et placé sous le haut patronage de Mme Leïla Ben Ali, épouse du chef de l'etat.

Mme Neziha Mani, présidente-fondatrice de l'Ates, nous a indiqué à cette occasion que la manifestation est organisée dans le cadre de la célébration du 10e anniversaire de la naissance de l'Ates et qu'elle vise plusieurs objectifs, dont la sensibilisation des jeunes au don du sang et à la préservation de leur santé en évitant les maladies sexuellement transmissibles (sida, syphilis, hépatite). ce séminaire a connu la présentation de conférences-débats, ainsi que l'organisation de deux ateliers portant sur la transfusion sanguine et les secours d'urgence en cas d'hémorragie.

Sécurité transfusionnelle

Au cours de son intervention, le professeur Saloua Yacoub Jemni, directice du centre régional de transfusion sanguine sis au CHU Farhat-Hached de Sousse, a indiqué que le système de sécurité transfusionnel tient compte de plusieurs facteurs dont l'entretien médical (questionnaire), le prélèvement sanguin, la qualification immuno-hématologique et sérologique (groupe sanguin, détection de l'hépatite B et C, de la syphilis et du sida), la préparation de divers produits (concentré de globules rouges, plasma frais congelé et concentré de plaquettes), la conservation des différents produits sanguins avec un contrôle rigoureux de la chaîne du froid, permettant la distribution des produits sanguins aux divers services cliniques (hématologie, maternité, chirurgie, pédiatrie...)

Par la suite, elle a parlé de «l'hémovigilance» qui consiste à surveiller toute transfusion sanguine, à déclarer tout incident transfusionnel (réaction de «frisson-hyperthermie», état de choc ) et à enquêter sur les causes de ces incidents afin de les éviter dans les prochaines transfusions.

Tabous, éducation et sensibilisation des jeunes au don

Le Dr Chemseddine Hammouda, président de l'Association tunisienne pour la promotion de la santé mentale (section de Sousse), a insisté, au cours de son intervention portant sur «L'éducation des jeunes et les tabous», sur l'importance du dialogue avec les jeunes dans les milieux familial et scolaire en vue de prévenir les éventuels événements fâcheux au cours de leur vie (échec scolaire, contamination par les MST et le sida suite à des relations sexuelles non légales ) et de leur assurer une conduite adéquate.

La transfusion sanguine par l'histoire

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Il a insisté particulièrement sur la nécessité de sensibiliser davantage les jeunes, au don du sang et des organes afin de sauver la vie d'autrui et d'accomplir un acte noble et de bienfaisance qui témoigne d'une solidarité sociale et humaine ancrée chez les Tunisiens.

Au cours de son intervention titrée «L'histoire de la transfusion sanguine» le professeur Abderrahim Khelif, chef de service d'hématologie au CHU Farhat- Hached de Sousse, a passé en revue les principales étapes de l'évolution de la transfusion sanguine au cours de l'histoire, à savoir : les transfusions d'animal à l'être humain, de l'homme à l'homme, la découverte du système de groupes sanguins «A.B.O.» en 1904 par le biologiste autrichien Karl Landsteiner (détenteur du prix Nobel de médecine en 1930); la mise au point de solutions anticoagulantes permettant la conservation du sang à l'état liquide.

Il a évoqué aussi les défis à relever avec la découverte du virus du sida dès les années 80 (sa transmission par le sang), ainsi que de l'hépatite C, et ce, afin d'aboutir à une sécurité transfusionnelle maximale. «La banalisation de la transfusion sanguine ne doit pas aboutir à l'oubli de la noblesse de l'acte du don, mais à envisager aussi la gravité d'un tel traitement s'il est inapproprié», a-t-il conclu.



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